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SANTIAGO DE CUBA / BARACOA

Publié le par Neos

SANTIAGO DE CUBA / BARACOA

Dimanche 24 février 2013

En route pour l’est de l’île ! Nous allons pénétrer une région peu explorée par le tourisme de masse, car trop éloignée des circuits classiques. Nous empruntons la « carretara songo » en direction de Guatanamo. En passant sur un pont enjambant une belle rivière, nous apercevons des pécheurs assis sur des bouées, tels des « playmobils » ! Une brève conversation s’engage et un pécheur nous montre ses prises assez nombreuses. Nous arrivons ensuite dans la ville malheureusement célèbre pour « héberger » la base navale américaine ; héritage de l'amendement Pratt de 1903, abrogée en 1934, qui réservait aux américains le droit d’ingérence dans la vie politique et militaire cubaine. Cette partie de l'île redeviendra cubaine en 2033 … Une patrouille de police nous arrête pour savoir ce que nous faisons sur cette route. Nous lui indiquons que Baracoa est notre destination et nous pouvons repartir sereinement ! Et pas question de faire des photos, sinon …

A 5 km de l’entrée de la base militaire commence la très belle route côtière s’insinuant au pied des montagnes. La végétation se raréfie pour laisser place à une zone semi-désertique derrière Tortuguilla, le premier village de pécheurs. Derrière ses cabanes, se déroule un littoral splendide aux innombrables criques. Nous déjeunons à San Antonio del Sur, dans un petit restaurant au bord de la route, sous le regard étonné des cubains se désaltérant en écoutant de la musique à tue-tête. A partir de là, les bouquets de cactus sont les seuls arbres trouvant grâce dans ce paysage aride.

Commence alors la fameuse « route de la Farola ». 150 virages sur 35 km ! Avant ce projet à flanc de montagne Baracoa se trouvait plus près de Haiti que de La Havane. Ses traditions en furent influencées. De multiples panneaux mettent en garde les automobilistes prêts à s’aventurer dans les replis de la Sierra del Purial. Ces avertissements sont valables pour les véhicules des locaux. Avec notre véhicule de location, aucun souci. De plus, le revêtement routier est en très bon état … Il fallait donc venir jusque-là pour en voir ! Nous faisons une halte sur la route pour acheter des cucuruchos, spécialité locale. Enveloppé dans une feuille de palmier en forme de cône, il s'agit d'un mélange de noix de coco , de sucre, d’orange, de goyave et d'ananas. Excellent ! Nous achetons aussi des escargots multicolores, les polimitas pictas. La légende dit qu'ils étaient blancs et qu'ils demandèrent à la montagne de leur donner un peu de couleur.

Nous arrivons enfin à Baracoa, où nous découvrons un village colonial presque intact, entouré de plages désertes et de forêt vierge. Avec ses rues pavées, bordées de beaux bâtiments colorés, on retrouve une agréable ambiance antillaise. On dit que c’est ici que débarqua Christophe Colomb en 1492. Nous nous installons à l’hôtel 1511, établissement de quelques chambres qui s’avèrera le meilleur de notre séjour. Après quelques instants de repos, nous reprenons notre voiture pour aller faire une randonnée à Boca de Yumuri. La route serpente parmi les fermes et les petites maisons typiques. On aperçoit les plantations de cacaotier tout au long des 20 km. A notre arrivée, un passeur nous propose de prendre une barque pour aller découvrit la faune et la flore se cachant le long du fleuve. A faire au coucher du soleil, car la lumière est extraordinaire !

Nous revenons alors que la nuit est tombée. Nous roulons avec une extrême prudence car la route appartient à tout le monde et les ornières sont nombreuses ! Nous dînons dans un joli petit restaurant au doux nom de « le Colonial ». Cette maison sert un poisson curieux : le téti. Ce petit poisson d'un gris transparent mesure 1,5 cm et voyage en paquets gélatineux jusqu'à l'embouchure de la Toa ou la masse se dissout au contact de l'eau douce, chaque téti remontant la rivière pour se reproduire. Le téti se mange en friture avec une sauce piquante ou en omelette.

En revenant à notre logis, nous profitons de l’ambiance de la ville car nous sommes dimanche et le dimanche, c’est fête !

Publié dans Cuba

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BARACOA / HOLGUIN

Publié le par Neos

BARACOA / HOLGUIN

Lundi 25 février 2013

Aujourd’hui, nous entamons notre remontée vers la Havane. Nous avons le choix entre reprendre sagement la Carretera central que nous avons empruntée pour venir ici ou bien prendre la route longeant la côte nord en direction de Moa. Comme nous aimons vivre dangereusement et que nous souhaitons voir du pays, nous optons pour la seconde possibilité. Résultat des courses : 4H pour faire les 70 km nous séparant de Moa ! Ce n’est pas une route mais une succession de trous. Nous sommes même descendus 2 fois de la voiture pour « évaluer le terrain ». Mais l’aventure s’en est trouvée très enrichissante. En effet, les paysages côtiers sont de toute beauté et méritent vraiment le détour et les efforts fournis.

En arrivant à Moa, nous avons l’impression d’arriver sur Mars (bien que nous n’y soyons jamais allés !). Tout est rouge : la route, les arbres, la mer, le ciel … Mais c’est quoi donc ? Ce sont les mines de nickel, à ciel ouvert qui façonnent les paysages ainsi. Les différents polluants expulsés par le traitement de ces minéraux représentent un risque de contamination des nappes aquifères, ainsi que les eaux de surface de l'air et le biote de la région. Au moins 1 350 hectares des eaux côtières montrent des niveaux élevés de contamination dus à l'activité de l'industrie du nickel et le déversement de déchets toxiques dans les rivières de la région. Nous passons vite notre chemin.

Nous poursuivons notre route et nous nous arrêtons à Sagua de Tãnamo pour déjeuner. Une nouvelle épreuve nous attend … Nous devons changer des CUC contre des pesos cubanos non convertibles, car le restaurant dans lequel nous voulons nous restaurer ne prend pas les CUC ! Un gentil cubain se prête au jeu et nous pouvons payer notre repas, soit l'équivalent de 1,20 euros par personne. Après cet instant de repos, la route nous attend. Nous slalomons toujours entre les trous et ornières. Notre destination est la petite ville de Guardalavaca, station balnéaire pour étrangers. Les plages ne nous intéressent pas, nous, nous voulons voir le « Chorro de Maita » qui serait le plus grand cimetière indien des Caraïbes. Nous craignons de ne pouvoir le visiter car, sur tous les livres, il est dit qu'il est fermé le lundi. Mais, il faut toujours tenter ! Et nous avons raison d'y croire. Le cimetière est ouvert et nous découvrons les 62 squelettes, soit en position fœtale pour les aborigènes, soit sur le dos les bras croisés pour les espagnols.

C'est en fin d'après-midi que nous arrivons à Holguin. Notre hôtel El Bosque est, parait-il ce qu'il se fait de mieux dans la ville. Cet avis ne concerne que ceux qui l'ont émis ! C'est bien, mais pas exceptionnel. Nous partons en ville, musarder et dîner. Nous trouvons un petit établissement local où, comme souvent, nous sommes les seuls « non cubains ». Après cette excellente soirée, nous nous endormons assez vite car la journée a été longue et fatigante.

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HOLGUIN / CAYO COCO

Publié le par Neos

HOLGUIN / CAYO COCO

Mardi 27 février 2013

Avant de prendre la route, nous allons sur le site de la Loma de la Cruz pour voir la ville de haut. Il y a 2 solutions pour aller sur cette colline : soit en voiture, soit en gravissant les 460 marches de l'escalier menant à son sommet. En haut, une croix du 18è s. veille sur la ville, et les habitants viennent nombreux déposer bougies et vœux à son pied.

Vers 15h, nous arrivons à Moron, ville sans attrait particulier, sauf son coq en bronze qui pousse un étrange cri mécanique 2 fois par jour. Nous visitons aussi la gare ferroviaire, dont l'architecture semble d'origine hollandaise. Nous reprenons notre véhicule pour finir notre parcours quotidien à Cayo Coco. Nous commençons par montrer patte blanche au poste frontière. En effet, seuls les étrangers ont le droit de pénétrer dans cette zone touristique. Les seuls cubains autorisés sont ceux qui travaillent dans les hôtels. Nous roulons sur le pedraplén, route-digue de 20 km qui relie l'île principale au cayo se trouvant dans la Baiha de Los Perros.

C'est à partir de cet instant que nous entrons dans un nouveau monde pour nous. A l’accueil de l'hôtel Sol, nous nous faisons « baguer » comme des petits poulets afin de pouvoir bénéficier du « all inclusive ». Après avoir pris possession de notre chambre, nous faisons un tour à la piscine. 2 mojitos plus loin, nous dînons au restaurant interne et nous finissons la soirée sur la plage à admirer la lune qui danse sur la mer.

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CAYO COCO

Publié le par Neos

CAYO COCO

Mercredi 27 février 2013

Nous prenons notre petit déjeuner vers 8h30 et nous regardons le ballet des touristes qui réservent les transats pour la journée. Leur train-train quotidien commence de bonne heure !

Direction la plage pour goûter aux charmes de l'eau turquoise et au sable blanc. Nous « glandons » jusqu'à midi et il faut avouer que c'est agréable. Nous entamons une discussion avec une québécoise qui nous explique pourquoi ils sont si nombreux ici. Cuba n'est qu'à 3h d'avion et le change est favorable (pour le moins!). Un autre québécois nous demande ce que nous avons fait et il est étonné d'apprendre que nous avons fait le tour de l'île en dormant chez l'habitant ou mangeant dans des petites gargotes. Nous sommes des extra-terrestres … Pour lui, Cuba se résume à Cayo Coco.

Après le déjeuner au bord de la plage, nous partons sur le cayo pour, éventuellement, voir des ibis et flamands roses. Nous prenons la route vers Cayo Guillermo et nous explorons les petits chemins à la découverte des plages sauvages. Nous sommes seuls au monde et ce n'est pas pour nous déplaire. Nous nous baignons en fin d'après-midi et attendons le coucher de soleil sur la merveilleuse playa Pilar avec juste en face le Cayo Média Luna, îlot réputé pour ses fonds marins.

C'est sur la route du retour que nous apercevons les flamands roses. Séance photos en compagnie de hordes de moustiques ! Nous dînons dans le restaurant caribéen de l'hôtel qui est beaucoup plus calme que la « cantine à touristes ».

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CAYO COCO / SANTA CLARA

Publié le par Neos

CAYO COCO / SANTA CLARA

Jeudi 28 février 2013

Nous quittons Cayo Coco, havre de paix pour tourisme de masse sans regret. Nous sommes contents d'avoir passé du temps ici, mais point trop n'en faut ! Notre style de voyage n'est pas celui-ci. C'était un moyen de voir le sable blanc et l'eau turquoise. Sur la route, nous faisons une courte halte à la Laguna de la Letche, étendue d'eau qui tient son nom à l'aspect laiteux de ses eaux.

Nous arrivons en fin de matinée à Remedios, aïeule de Santa Clara. Nous nous garons sur le Parque José Marti, qui est le seul sur l'île à avoir 2 églises qui se font face. Nous entrons dans l'église San Juan Bautista qui est réputée pour ses plafonds en acajou et son autel en cèdre recouvert de feuilles d'or. Nous déjeunons en terrasse du café « El Louvre » d'un excellent « Mac Fidel » !

Vers 14h30, nous entrons à Santa Clara. Le nom de cette ville reste définitivement associé aux dernières heures de la guérilla révolutionnaire. Le 28 décembre 1958, la colonne militaire du Che Guevara parvient aux portes de la ville et de violents combats s'engagent. Le lendemain, le train blindé envoyé en renfort par Batista est pris d'assaut et l'armée régulière est obligée de battre retraite.

Nous commençons notre « pèlerinage » des mémoriaux de la révolution par le monumento al Asalto y Toma del Tren Blindado. Ce monument commémore l'attaque du train blindé. Une reconstitution très intéressante et instructive. Ensuite, nous allons sur la Plaza de la Révolution pour voir les mémoriaux, tous dédiés au Che Guevara. Le plus célèbre d'entre eux, est le mausolée, grotte au décor tropical où le Che repose en paix au côté de 6 de ses compagnons. Un musée à sa gloire retrace sa vie et son œuvre. Ce mausolée ravie désormais la vedette à la gigantesque statue de bronze érigée sur la place, avec sur son socle la devise « Hasta la victoria siempre ». Et puis, à proximité, on peut lire le texte de l'émouvante lettre d'adieu, qu'il adressa, le 1er avril 1965 à Fidel Castro avant son départ pour la Bolivie.

Nous passons devant un mur couvert de dessins humoristiques sur la guerre et la paix. Les américains y sont un peu (beaucoup) brocardés. Très étonnant de voir une telle œuvre d'art ! Plus loin, sur la parque Leoncio Vidal, les bâtiments coloniaux se dressent et regardent les hommes et les femmes se promener avec insouciance. Un jeune nous aborde pour nous aiguiller vers le meilleur restaurant de la ville ! Nous décidons de lui faire confiance. Avant de rentrer à l'hôtel pour prendre possession de nos chambres, nous prenons une bière en terrasse et mangeons une petite glace de fabrication artisanale. Excellente !

En soirée nous dînons au restaurant « La Bodéguita del Médio », en face de la Cathédrale. Le groupe musical est un groupe féminin et c'est très agréable de manger dans une telle ambiance musicale. Encore une très belle soirée !

Soirée à la Bodéguita del Médio à Santa Clara

Publié dans Cuba

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