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VINALES / TRINIDAD

Publié le par Neos

VINALES / TRINIDAD

Mardi 19 février 2013

Aujourd'hui, nous nous levons de bonne heure car nous allons avoir une grande journée de route, nous allons basculer de l'autre côté de l’île pour voir d'autres paysages et architectures.

Après avoir salué chaleureusement notre hôte, nous nous dirigeons vers la finca d'Alejandro Robaina, plantation de tabac qui est la seule à Cuba à fabriquer elle-même ses cigares. Tous les autres producteurs envoient leurs feuilles de tabac aux fabriques se trouvant à la Havane. Avec les quelques indications trouvées sur Internet, nous trouvons assez facilement la ferme en empruntant la route de San Luis non loin de Pinar del Rio. Le responsable de l'exploitation nous reçoit très simplement et nous explique tout le cycle de production. Ici, l'esprit du « parrain » du cigare flotte toujours et les innombrables photos de lui avec les grands de ce monde le prouvent.

Nous voilà maintenant sur l'autoroute en direction de la Havane. Rien de particulier, à part les habituelles charrettes tirées par des chevaux, les nombreux cubains qui attendent un hypothétique transport en commun ou bien des animaux errants, tels des chicanes vivantes ! Sinon, peu de voiture !

Vers 13h30, nous nous arrêtons au bord de la route, pour faire une pause et nous restaurer dans un « routier ». Nous sommes les seuls touristes et apparemment, à voir les autochtones étonnés, ils n'en voient pas souvent dans ce type d'endroit. Nous commandons un sandwich que nous allons baptiser « le Mac Fidel » ; ici la célèbre marque américaine n'est pas la bienvenue, tout comme les marques de Cola connues mondialement !

Nous reprenons rapidement la bande asphaltée car la route est encore longue. 3 heures plus tard, nous arrivons à Cienfuegos, où nous allons faire une courte halte. La ville s'étire sur une péninsule à l'abri de l'une des plus grandes baies de l'île. La cité est sillonnée de larges avenues d'inspiration française dont les arcades aux couleurs pastel offrent un refuge aux heures chaudes de la journée. Nous décidons de faire notre pause au Palacio de Valle. Ce somptueux palais au décor mauresque est en endroit étonnant et mérite le détour. Une terrasse permet d'avoir une vue panoramique sur la ville et sur la baie. Un mojito plus loin, nous reprenons notre chemin, car il y a encore des kilomètres à avaler et il n'est pas très prudent de rouler de nuit sur des routes parfois « abimées ».

C'est vers 19h30 que nous arrivons à Trinidad et notre hôte nous attend. Nous logeons en plein centre de cette ville, grande comme un mouchoir de poche. Comme nous sommes fourbus et que l'endroit où nous sommes est très sympathique, nous décidons d'y dîner. Excellent choix, ma foi. Nous dînons sur la terrasse d'un plat de poisson fort succulent.

Bonne nuit et à demain !

Publié dans Cuba

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TRINIDAD

Publié le par Neos

TRINIDAD

Mercredi 20 février 2013

Nous nous levons vers 7h. Juste à côté de notre logis, une école de formation d’instituteurs bruisse déjà de mille exclamations. Comme nous en avons pris l’habitude, nous partons à la découverte des quartiers avoisinants. La ville s’éveille doucement et les ruelles commencent à s’animer. Après le petit déjeuner, nous partons à pied à notre rendez-vous. Nous avons réservé une excursion dans le Gran Parque Natural de Topes de Collantes. C’est en 4x4 que nous partons avec un guide dans cette station située à 20 km au nord de Trinidad. On y trouve plusieurs circuits de randonnée avec cascades et piscines naturelles.

Après avoir satisfait aux démarches administratives à l’entrée du parc, nous entreprenons une balade le long du Rio Melodioso se trouvant au Parque Guanayara. Cette promenade bucolique de 3h va nous permettre de découvrir la faune et la flore locale. Nous cheminons parmi les caféiers et nous avons la chance de voir un tocororo, oiseau emblème de cuba, qui dit-on, a le plumage aux couleurs du pays. Nos pas nous conduisent à une cascade et un peu plus loin à une piscine naturelle dans laquelle nous nous baignons, même si l’eau est relativement fraiche ! Nous déjeunons vers 13h et nous revenons ensuite à Trinidad.

Notre guide, étant libre l’après-midi, nous propose de nous faire visiter sa ville. C’est ainsi que nous flânons dans les ruelles pavées de galets à la rencontre des habitants. Nous entrons dans une alimentation d’état pour comprendre le système de rationnement et c’est ainsi que notre guide nous montre un carnet et nous explique son fonctionnement. Nos grands-parents y retrouveraient certainement des souvenirs douloureux …

Nous prenons un verre à la casa de la Musica avec notre guide avant de le quitter. Il a été d’une très grande gentillesse et très serviable, à l’image de beaucoup de cubains que nous avons rencontrés. Au hasard d’une rue, nous entrons dans une école pour handicapés et après avoir écouté la directrice nous parler de son quotidien, nous retournons rapidement à l’hôtel pour prendre les cahiers et crayons que nous avions emportés avec nous afin de les remettre à une école. Petite goutte dans l’océan, mais grands sourires en remerciements.

Après s’être rafraichi à notre logement, nous repartons en ville pour le dîner. En préparant notre voyage, nous avions repéré le Paladar Davimart et nous ne sommes pas déçus. Le cadre, la cuisine et l’ambiance sont au rendez-vous et c’est une excellente soirée que nous passons.

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TRINIDAD / CAMAGUEY

Publié le par Neos

TRINIDAD / CAMAGUEY

Jeudi 21 février 2013

Nous prenons notre petit déjeuner assez tôt, car nous avons une bonne journée de route qui nous emmènera à Camaguey. Nous faisons une halte imprévue (finalement, c’est d’ailleurs pour ça que nous avons souhaité voyager comme nous voyageons !) à Manaca Iznaga, petit village dominé par une étrange tour. Celle-ci, fut construite il y a plus de 155 années, pour surveiller les champs et donner l'alerte en cas de fuite d'esclave ou de feu dans les plantations. Avec 45,5 mètres de hauteur, et un escalier de 136 marches, elle s’élève au milieu du paysage en défiant le temps avec ses cloches qui servaient pour appeler à la prière et indiquer le commencement et la fin de la journée de travail esclave. Le lieu est calme, la vue est magnifique.

Nous atteignons Sancti Spiritus vers 10h30. Ce carrefour en fait un point de passage presque obligatoire pour le voyageur. De l’époque coloniale, elle a conservé un labyrinthe de rues ponctuées, çà et là des vestiges architecturaux intéressants. Nous laissons notre véhicule sur le Parque Serafin Sãnchez pour visiter les bâtiments autour. Dans un angle de la place, la bibliothèque provinciale en impose avec sa façade coloniale toute blanche. Un peu plus loin, nous admirons les très belles boiseries de La Iglesia Parroquial Mayor del Espiritu Santo. En continuant dans le Barrio San Juan, nous arrivons au Puente Yayabo, pont en pierre de style médiéval. Nous revenons à notre véhicule en empruntant les ruelles bordées de petites maisons colorées.

C’est vers 15h que nous arrivons à Camaguey. Elle fut fondée le 2 février 1514, sous le nom de Santa María del Puerto de Príncipe. La ville fut initialement construite sur la côte nord de l'île de Cuba, mais suite à des attaques répétées de pirates elle fut déplacée par étapes vers son site actuel. Le nom provient d'un cacique indien qui se nommait Camaguebax. Nous prenons possession de notre chambre à l’hôtel Colon, en centre-ville. Le couloir principal distribuant les chambres ressemble à un couloir de prison … Etonnant non ? Nous partons à la découverte de la cité des églises qui ne compte pas moins de 20 lieux de culte en son centre. C’est la première ville où l’on découvre une rue piétonne avec des magasins, parfois un peu kitch ! Nous entrons dans Nuestra Señora de la Merced dont la pièce maitresse est un saint sépulcre en argent de 1762. Nous continuons notre promenade pour arriver à la Plaza San Juan de Dios qui a été entièrement rénovée avec ses bâtiments aux couleurs éclatantes.

C’est sur cette place que nous dinerons, dans le restaurant « 1800 ». Le patron est tout fier d’apprendre que son établissement dispose d’excellentes critiques de la part des internautes. Avant de diner, nous repartons à l’hôtel en vélo-pousse pour se rafraichir. En fin d’après-midi, nous retournons en ville, prendre un mojito en terrasse avant de diner d’un très bon repas de spécialités cubaines.

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CAMAGUEY / SANTIAGO DE CUBA

Publié le par Neos

CAMAGUEY / SANTIAGO DE CUBA

Vendredi 22 février 2013

Nous voici encore face à une journée de route pour aller vers Santiago de Cuba. Environ 4h30 de route, mais cela ne nous pèse pas. Nous sommes 2 chauffeurs, avec des relais de 2h de conduite. Et puis, finalement, étant nos propres « patrons », nous pouvons nous arrêter là où nous voulons, au gré de nos envies.

Notre route est bordée de panneaux de propagande, à la gloire de la liberté, du socialisme, de la révolution et de l’espoir. Le Che est partout, alors que Fidel est beaucoup moins présent. Après avoir traversé d’immenses plaines de plantations de canne à sucre, nous arrivons à Bayamo. Cette ville de 150 000 habitants semble tellement endormie que l’on a de la peine à imaginer qu’elle ait influencé le destin de Cuba. Elle est le berceau de la nationalité cubaine, en effet, l’hymne national est né ici et les habitants brulèrent leur ville afin qu’elle ne tombe pas aux mains des espagnols.

Le joli petit centre est composé de la plaza del Himmo National, avec son église et la belle maison de la nationalité cubaine et de la plaza de la Révolution, magnifiquement arborée. On y trouve un cinéma qui diffuse des films français … des années 60 et 70 ! Après le déjeuner, nous reprenons la route pour Santiago de Cuba où nous arriverons vers 16h.

Nous filons directement au Castillo del Morro, juché sur une falaise, à l’entrée de la baie au sud de la ville. Edifiée au 17ème siècle, sa fonction était de prévenir les attaques des pirates, fort nombreuses à cette époque-là. Il est aujourd’hui déclaré patrimoine mondial de l’humanité et abrite un musée. C’est un endroit à découvrir absolument au coucher de soleil.

Nous prenons ensuite possession de nos chambres à l’hôtel San Juan, dont le parc a souffert de la dernière tempête. C’est un endroit agréable et non loin du centre-ville. Après un moment de détente au bord de la piscine, nous retournons en ville pour diner. Nous retrouvons un petit groupe d’italiens sourds et muets, que nous avions rencontrés à la Havane. Sourires complices et explications écrites de notre parcours.

C’est vers minuit, après un rhum vieux, accompagné d’un cigare que nous nous endormons.

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SANTIAGO DE CUBA

Publié le par Neos

SANTIAGO DE CUBA

Samedi 23 février 2013

Nous nous levons un peu plus tard et c’est vers 9h que nous partons vers la basilique Nuestra Senora de la Caridad del Cobre qui se trouve à 20 km de la ville. L’édifice renferme la statue de la Vierge de la Charité du Cuivre, déclarée patronne de Cuba en 1916. Sur la route, il y a les inévitables vendeurs de fleurs, statuettes, colliers et autres souvenirs. C’est un endroit à voir pour l’architecture et pour l’atmosphère sereine embrassant les fidèles.

Nous repartons ensuite vers Santiago pour aller faire un tour à la playa Siboney, petite station balnéaire où se retrouvent les cubains le week-end. En effet, nous sommes les seuls touristes et nous sommes observés avec de grands sourires, surtout pour notre peau blanche ! Le sable de la plage est un peu grossier, mais l’eau est bonne. Et puis nous ne sommes pas venus y passer la journée. Nous déjeunons dans un petit restaurant au bord de la plage et, ma foi, on se sent bien !

En début d’après-midi, nous retournons à Santiago de Cuba, dans le but de visiter un peu le centre-ville. Le Parque Cespedes est tout petit, ce qui est étonnant pour une grande ville comme celle-ci. Nous visitons la maison de Diego Velasquez, qui fut le 1er gouverneur de Cuba. C’est une jolie maison qui abrite du mobilier cubain du 17e s. jusqu’au 19e s. aux origines espagnoles. Visite à faire, sans aucun doute. En face, l’hôtel Casa Grande avec sa charmante terrasse qui surplombe la ville, offre aux touristes une superbe vue et la possibilité de siroter … un mojito !

Nous partons ensuite à la découverte du quartier Tivoli, quartier où les français chassés d’Haïti à la fin du 18e s. s’installèrent. Le balcon de Velasquez offre une belle vue sur les toits du quartier et une belle maison coloniale a été transformée en musée de la lutte clandestine.

C’est à la nuit tombée que nous retournons à l’hôtel nous rafraichir pour ensuite aller diner au El Barracon, un petit restaurant cubain que nous avons repéré. Il ne paye pas de mine et ne se trouve pas dans le quartier central, mais ce n’est pas important. Nous avons eu raison, la cuisine est excellente et l’atmosphère chaleureuse.

A demain !

Publié dans Cuba

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