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VILLA DE LEYVA

Publié le par Neos

Mardi 13 mars 2019

 

La nuit a été excellente et reposante ! Après un merveilleux petit déjeuner (cet hôtel est vraiment « top »), Andres et Maria, notre guide locale nous emmènent pour la matinée à la découverte des environs de Villa de Leyva.

 

Notre première halte sera pour la casa Terracota. L’architecte Octavio Mendoza a littéralement modelé cette maison qu’il a conçue et habitée. Celle-ci a été construite exclusivement à la main avec de l’argile cuit à haute température. Elle a été bâtie par morceaux successifs et l’argile a cuit au contact du feu.

De l’extérieur, Casa Terracota ressemble à un immense monticule d’argile, grossièrement façonné pour ressembler à un chalet. A l’intérieur, les pièces se courbent et se jettent les unes dans les autres, comme si toute la maison avait été coulée dans un moule unique. Cette maison rustique offre quelques commodités modernes : panneaux solaires pour l’eau chaude, toilettes et lavabos couverts en mosaïques colorées, deux étages avec un salon et une chambre et une cuisine entièrement fonctionnelle. Visite tout à fait étonnante et incontournable !

 

De là, nous filons visiter le site archéologique El Infiernito (petit enfer) qui est un des rares sites de la civilisation Muisca ayant survécu à la conquête espagnole du XVIe siècle. Lorsqu'ils découvrirent le site, les conquistadors le considérèrent comme païen et le nommèrent El Infiernito. Nous commençons la déambulation par un alignement de pierres qui forme un calendrier destiné à prédire les saisons, les équinoxes et la saison des pluies. Plus loin, sont dispersés d’autres menhirs en grès roses qui ont été taillés et possèdent dans leur partie supérieure un cercle incisé les faisant ressembler à des phallus. L’objectif était de réaliser des offrandes pour la fertilité de la terre. Les fouilles ont également mis en évidence la présence de cinq sépultures d'adultes et d'enfants.

Le site permet aussi d’avoir une vision large et globale sur toute la vallée.

 

La troisième étape de la matinée est pour le monastère Ecce Homo. Il a été fondé par l'ordre des Dominicains en 1620. Depuis 1958, abrite un Musée d'Art Colonial, qui possède des peintures murales du XVIIème et du XVIIIème siècle, des pièces religieuses et des livres chorales, entre autres.  Le lieu est comme souvent calme et reposant. Son cloître invite à la méditation.

 

Après cette matinée culturelle bien remplie, nous revenons à Villa de Leyva et nous faisons un tour de la place centrale. Elle est la plus grande place principale de toute la Colombie ! Avec ses ruelles pavées chauffées au soleil de la matinée, on s'attendrait presque à voir surgir des bandits à cheval, les sabots claquant sur le pavé ! Notre guide nous emmène dans un petit restaurant où elle a l’habitude de déjeuner et nous ne sommes pas déçus : bon et copieux !

 

Après le repas, nous découvrons au gré du hasard, les ruelles, l’architecture des belles maisons et Maria nous conte l’histoire de la ville. Nous cheminons jusqu’à l’institut de recherche sur les ressources biologiques qu’Alexander von Humboldt, naturaliste, géographe et explorateur allemand   fonda sur les bases de ses explorations scientifiques. Curieux de trouver un tel institut dans cet endroit de la planète avec notamment une belle collection de papillons colombien.

 

En cette fin d’après-midi, un nouveau challenge nous attend : l’apprentissage du Tejo … Nous rejoignons un petit village situé non loin de la ville et découvrons le hangar, objet de nos futurs exploits ! Mais c’est quoi donc le Tejo ? C’est une sorte de jeux de palet à la colombienne… C’est-à-dire avec des explosifs ! Chaque action remporte un certain nombre de points et évidemment les explosions rapportent un grand nombre de points. Super divertissant ! Au regard du nombre de bouteilles de bière vides, on comprend que la poussière assèche vite les gosiers des joueurs !

Après 2 parties endiablées, nous dînons d’une picada locale qui ne nous laissera pas un souvenir impérissable.

 

Bonne nuit tout le monde !

Publié dans Colombie

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VILLA DE LEYVA / BARICHARA

Publié le par Neos

Mercredi 13 mars 2019

 

Notre matinée sera consacrée au transfert par la route vers notre prochaine étape : Barichara. Alors, une fois le petit déjeuner avalé, nous disons au revoir à nos charmants hôtes qui nous ont accueillis pendant ces 2 jours. En route !

 

Nous traversons des paysages de montagne et nous déjeunons dans un des nombreux restaurants qui bordent les routes. C’est un peu avant 14h que nous arrivons à l’hôtel Hicasua, notre gite pour les 2 jours qui arrivent. Nous sommes un peu déconcertés par l’absence de vitres aux fenêtres de notre chambre. Plus tard, nous remarquons progressivement que tout le village est conçu ainsi. Il ne fait pas bon être vitrier dans le coin ! Nous avons rendez-vous à 14h30 avec Diana, notre guide locale et celle-ci n’arrive pas ! Un coup de fil à l’agence locale pour exprimer notre « vive émotion » et  finalement vers 15h, Jéronimo arrive en courant et tout rentre dans l’ordre !

 

Notre après-midi sera consacrée à la découverte de ce magnifique petit village de 7 000 âmes, aux murs blancs et aux toits orangés. Au fil des rues, Jéronimo nous raconte l’histoire de la ville qu’il maîtrise parfaitement (il sera le meilleur guide de notre quinzaine). Ce qui nous surprend, c’est le calme de la ville, les rues sont pratiquement vides !  Sur la place centrale, bien ombragée se dresse la cathédrale de la ville. Elle est simple et lumineuse. Notre cheminement nous conduit sur une petite place, située tout en haut de la ville. Celle-ci abrite la petite chapelle Santa Barbara, église romane toute simple qui est fermée en cette fin de journée. Cet endroit est aussi idéal pour faire une halte et observer les rangées de toits couverts de tuiles, qui semblent regarder vers les  montagnes. La lumière est magnifique.

 

Après quelques pas dans le jardin public, nous observons une maison en construction selon la technique locale du pisé. Plus loin, un arrêt au mirador nous permet de découvrir la vallée et les montagnes environnantes. Nous finissons notre tour de ville par la visite de la fabrique artisanale de papier à partir de fique, une fibre naturelle qui pousse dans les feuilles de cette plante andine. Créée en 2001 dans le but de soutenir financièrement les femmes monoparentales, l'usine de la Fundación San Lorenzo est aujourd'hui le premier employeur à Barichara.

 

Le soir, nous dînons chez Gladys, figure emblématique de la ville. Elle tient le restaurant « La Peñita », lieu fréquenté par les locaux. Impeccable !

Publié dans Colombie

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BARICHARA

Publié le par Neos

Jeudi 14 mars 2019

 

Nous prenons le petit déjeuner sur la terrasse extérieure et c’est quand même le bonheur ! A 8h30, le départ sonne pour notre activité du matin : randonnée pédestre jusqu’au petit village de Guane en empruntant le Camiño Real. 9 km pour découvrir la faune et la flore. Et puis faire de l’exercice ne peut que nous faire du bien, parce qu’avec ce que nous mangeons, on va finir par devoir changer la garde-robe !

 

Avant de marcher, nous visitons la chapelle Santa Barbara qui est aussi simple de l’intérieur que de l’extérieur. Le départ du chemin est situé non loin du mirador, en haut de la ville. Il débute par un beau panorama sur la vallée, puis il serpente au milieu des champs . Nous apercevons un superbe oiseaux, le barranquero et nous profitons de la flore avec les castagnetos (arbres, à fleurs jaunes dont les graines forment des castagnettes), nous rencontrons un berger avec ses chèvres … Nous marchons aux pas du sénateur pour profiter pleinement de ces bons moments et des explications de Jéronimo. Au 2/3 du parcours, nous faisons une halte chez Térésa pour se désaltérer. Elle présente une petite collection de fossiles et vend aussi quelques objets artisanaux que sa fille fabrique. La ferme est pauvre et les bâtiments sont fatigués, mais elle est accueillante et apaisante.

 

Nous arrivons à Guane, joli petit village aux ruelles pavées et … vides. Mais où sont les habitants ? Nous avons l’impression d’être seuls sur la place centrale ! Ce village est empreint de la culture Guane où les indigènes ont été massacrés par les espagnols. Nous visitons le petit musée archéologique, mais tout le monde l'appelle musée de la momie parce que... y'a une momie ! Ce n'est pas l'attraction du siècle, et le plus intéressant du musée reste sa partie fossile en nombre impressionnant (plus de 8 000 pièces intéressantes). La deuxième partie du musée retrace l'arrivée des indigènes (la momie est celle du cacique du coin), la colonisation espagnole... La vieille dame qui s'occupe de la visite raconte ce qu'elle sait avec enthousiasme ! La visite dure environ 30 minutes.

 

Nous revenons à Barichara en tuc-tuc, véhicule standard ici. Un bon moment de rigolade ! Nous déjeunons dans la cantine de Jéronimo et testons la Chicha (boisson fermentée à base de maïs) et le Guarapo (boisson fermentée à base de canne à sucre). Ces deux boissons ne nous laisseront pas un souvenir impérissable et le cou de chèvre farci que nous mangeons est bon (et copieux !).

 

Après le déjeuner, direction une fabrique artisanale de tuiles en terre cuite. Une nouvelle aventure s’ouvre à nous ! Ramon, l’artisan nous reçoit sur la terrasse ombragée de sa maison et nous raconte son aventure. Comment il a réussi à fédérer les familles de la vallée pour sauver cette activité, comment il a réussi à faire en sorte que ce patrimoine vivant soit préservé en recevant les écoles de la région en vue de transmettre son savoir et surtout sa passion. Car l’homme est passionné et passionnant ! Tout en visitant les installations, il nous raconte les étapes de la fabrication des tuiles. A son regard, on perçoit bien que ses tuiles sont toute sa vie ! Et nous voilà entraînés dans la fabrication d’une tuile, sur laquelle chacun laissera son empreinte de main. Une fois cuite, elle rejoindra sa collection ! Un après-midi riche en découverte et surtout riche d’avoir partagé quelques instants avec Ramon, un homme fier de son savoir-faire.

 

Le soir, nous trouvons un petit restaurant qui propose des salades. Hourra ! Ensuite, la nuit douce nous emportera au pays des songes …

 

Publié dans Colombie

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BARICHARA / SALENTO

Publié le par Neos

Vendredi 15 mars

 

Départ vers 8h00 car nous avons 3h30 de route pour rejoindre l’aéroport de Bucaramanga. En effet, aujourd’hui, nous basculons vers le deuxième grand thème de notre voyage : la vallée du café. Nous avons donc un long transfert en avion à réaliser pour rejoindre Salento (via Bogota) car le pays est quand même grand !

 

La qualité du réseau routier est « à améliorer », nous en avons un nouvel aperçu ! Nous passons par le canyon de Chicamocha que nous découvrons par des vues superbes sur la rivière et les montagnes. Il est plus profond que le Grand Canyon dans l’Arizona avec ses 2 kilomètres de profondeur et 23 km de long.

 

Nous décollons à 15h, après avoir remercié Andres pour les quelques jours où il a mis ses talents de chauffeur et sa gentillesse à notre service. Nous arrivons à Pereira à 18h. Après 45 minutes de voiture, nous arrivons enfin à Salento et nous sommes contents d’y être ! Christina de l’Ecolodge Gran Azul nous reçoit avec un grand sourire. Elle parle le français, ce qui ne gâche rien. Une fois installés, nous prenons une jeep Willis (taxi local) pour aller en ville dîner.

 

Petite journée en termes d’activité, mais nécessaire pour découvrir une autre facette du pays.

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SALENTO

Publié le par Neos

Samedi 16 mars

 

Après un encore formidable petit déjeuner, Hugo, notre guide arrive en jeep Willis pour nous accompagner dans la vallée de Cocora afin d’y faire une randonnée pédestre parmi les palmiers de cire, arbres endémiques de l’endroit. En préparant ce voyage, nous avions vu de magnifiques photos, et bien, nous n’avons pas été déçus.

Tout au long du chemin, la nature est luxuriante… Vallée verte, hautes montagnes, petites rivières sauvages et bien sûr la vue sur les palmiers de cire, qui n’a pas d’égal. Ils sont le symbole de la Colombie. Ce sont les plus hauts palmiers du monde avec une hauteur qui peut atteindre les 60 m de haut ; Ils grandissent seulement entre 2 000 et 3 000 mètres d’altitude. Chaque partie du palmier peut être utilisée à des fins différentes : les feuilles servent de décoration lors de la procession des rameaux, la tige sert de conduit pour l’eau, la cire est utilisée pour faire du savon ou des bougies et les fruits servent à l’alimentation du bétail. Bref, ils sont complètement grandioses et fascinants ! Depuis plusieurs années ils sont préservés et la coupe est stricte et gérée.

Nous faisons la petite boucle jusqu’au 2ème mirador. La grande boucle demande la journée, mais nous avons prévu autre chose dans l’après-midi. Nous revenons en ville en fin de matinée avec la satisfaction d’avoir passé un excellent moment dans la montagne. Comme à notre habitude, nous déjeunons dans la cantine de notre guide et même s’il y a des touristes dans le bourg, ils ne déjeunent pas dans ce restaurant !

Une jeep Willis plus loin, nous partons pour visiter une Finca de café. C’est la Finca « Las acacias » que nous avons décidée de visiter. En effet, c’est une ferme familiale typique où le café est cultivé avec diverses autres cultures. Ce qui distingue cette ferme des autres est l'accent mis sur l'aspect social de l'agriculture familiale et de la permaculture pratiquée. José nous raconte le processus complet du café, de la plante à la tasse et nous fait découvrir aussi avec humour les nombreux autres aspects de la vie rurale colombienne. La visite dure environ 1h et se termine évidemment par une dégustation de café de la maison. Visite super sympathique, faite, juste avant que le ciel ne nous tombe sur la tête !

C’est donc sous une pluie battante que nous revenons en ville pour « magasiner » un peu. Ici aussi, beaucoup de produits artisanaux « chinois » ! On arrive quand même à dénicher quelques objets locaux. Nous poussons jusqu’au mirador qui est situé tout en haut de Salento (c’est mieux pour un mirador !). Il permet d’avoir une vue admirable sur toute la vallée verdoyante de la région du café qui entoure Salento.

Pour bien finir la journée, nous prenons un mojito et dînons avant de revenir à pied à notre hôtel situé un peu à l’écart des bruits de la ville (10 minutes de marche). Il fera jour demain.

Publié dans Colombie

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