Ce matin … rien … Rien n’est prévu ou plutôt si, nous avons prévu de ne rien faire et de rester au logement ! Un peu de lecture, un peu de carte postale, un peu de « traine savate » ! C’est bien aussi.
Après déjeuner, nous allons au village de la Poterie se trouvant sur la commune des Trois Îlets. Ancienne habitation jésuite puis sucrerie, le domaine se spécialise ensuite progressivement dans la poterie au cours du 18ème siècle avec la production de briques et de tuiles. Le site est aujourd'hui à la fois un site industriel mais aussi un site touristique avec ses boutiques de décoration d’artisanat et quelques restaurants. Nous magasinons un peu et achetons les derniers souvenirs pour nos enfants et petits-enfants.
Au retour, nous nous arrêtons à l’Anse Noire, la seule plage de sable noir du sud de l’île. Elle est nichée au pied des pentes abruptes des mornes avoisinants. On y accède par un bel escalier. Nous profitons de la quiétude des lieux, qui très vraisemblablement sont plus agités le WE ou lors des vacances. Avec son grand ponton d’accostage, l’endroit a tout pour être un décor de film. Baignade, repos et photos sont au programme de cette fin de journée.
Le soir, nous dînons à la Voile Blanche au Diamant pour ce qui sera notre dernier repas du soir de nos vacances. Bon restaurant et belle soirée pour clore la journée.
Dernier jour de vacances, tout à une fin ! Une fois les valises faites, nous saluons le propriétaire et prenons la direction de Cap Chevalier et de l’Anse Michel. L’endroit est souvent désigné comme une des plus belles plages de Martinique … Ce qui n’est pas faux, car le rivage ne manque pas de charme. Celle longue plage de sable blanc est bordée de raisiniers et de cocotiers qui offrent une ombre bienveillante et propice au pique-nique. Avec la barrière de corail, le lagon offre des zones calmes pour la baignade. C’est aussi un spot pour le Kitesurf.
Nous reprenons la voiture pour la dernière activité du séjour : la visite de l’Habitation Clément, autrefois appelée domaine de l’Acajou. Le domaine est constitué d’un grand parc aménagé en jardin botanique qui est aussi un lieu d’exposition d’œuvres contemporaines à travers les allées ombragées par de splendides palmiers. On y découvre aussi d’anciennes machines agricoles dédiées à la culture de la canne. La visite se poursuit par la découverte des installations de l'ancienne distillerie : machine à vapeur, moulins broyeurs, colonnes de distillations… On y voit aussi des photos d’ouvriers du domaine en hommage à ces femmes et hommes qui ont fait l’histoire du lieu. Après les chais, la maison de Maître constitue la principale attraction. L’intérieur donne une idée très précise de l’époque coloniale avec son mobilier de toute beauté. Nous ne visitons pas la fondation car il y fait un froid sibérien (bien que nous ne soyons jamais allés en Sibérie !) … Ils sont fous ces martiniquais comme dirait Astérix. Nous finissons le tour par l’inévitable dégustation !
Vers 16h, nous arrivons à l’aéroport pour restituer la voiture de location et passer ensuite les contrôles. Pas d’enregistrement à faire car nous avons voyagé léger. Le vol est à 17h45 et nous n’avons pas à attendre avant de monter dans l’avion.
Ce deuxième séjour en Martinique est désormais terminé. Nous avons revu des lieux que nous avions vus 8 ans auparavant et nous en avons découvert de nouveaux. Le logement était impeccable et le temps aussi. Les rencontres furent enrichissantes et les nombreuses activités réalisées ont alimenté nos souvenirs. Encore un voyage réussi, on ne s’en lasse pas !
On se donne rendez-vous très vite pour le prochain !
Vouloir partir à la découverte du monde et des « autres » … C’est ce que nous faisons régulièrement (nous serons à l’amende pour notre bilan carbone …). Nous ne résistons pas à cette envie irrépressible ! Cette fois ci, direction les îles du Cap-Vert, chapelet de terres volcaniques posées au large de la côte nord-ouest de l’Afrique. Petit pays réputé pour sa culture créole afro-portugaise et sa musique morna portée par la célèbre Cesaria Evora.
Cette quinzaine va être l’occasion de tester nos capacités physiques car le pays est un véritable paradis pour les randonneurs avec parfois des dénivelés importants que nous ne connaissons pas dans la région où nous vivons. Mais il faut parfois sortir de sa « zone de confort » et se lancer des défis – raisonnables quand même, pour vivre le voyage et la découverte ! Sur l’archipel, nous mettrons le pied sur 5 des 10 îles. Nous commencerons par les îles sous le vent : Santiago avec Praia, la capitale du « petit pays » et Fogo avec le fameux Pico Grande pour une randonnée inoubliable. Nous poursuivrons le périple par les îles au vent avec Sao Vicente, Santo Antao (pour d’autres belles randonnées) et Sal, d’où nous repartirons vers la France
Notre parcours au Cap-Vert
Ce « roadtrip », nous l’avons construit et partagé avec l’agence locale Pura Vida (partenaire Evaneos). Laurent a toujours été à notre écoute et nous a permis de réunir les meilleures conditions en termes de logistique et activités afin que la découverte de ce pays soit un franc succès ! C’est parti pour le récit !
Le véritable départ de ce voyage est en fait le vendredi 17 mars, car nous avons décidé de rejoindre l’aéroport d’Orly en voiture. En effet, l’activité SNCF est perturbée par les grèves et manifestations en cours contre le projet de réforme des retraites. Et comme le départ de notre avion est prévu à 6h40 le samedi matin, nous préférons « assurer » en étant sur place dès le vendredi soir.
Le vol se fera en 2 étapes avec une correspondance à Lisbonne. C’est vers 12h30 (heure locale) que nous apercevons la piste de l’aéroport de Praia, la capitale du Cap-Vert. Notre pilote rate une première fois l’atterrissage et repart pour un deuxième tour qui sera tout aussi infructueux que le 1er ! Le pilote annonce alors que nous allons atterrir à Sal pour refaire le plein avant de revenir pour une 3ème tentative … qui sera la bonne. C’est donc avec 2 bonnes heures de retard que nous récupérons nos bagages, passons les contrôles et retrouvons notre chauffeur à la sortie de l’aérogare. Ce dernier nous informe que cette situation n’arrive jamais … sauf aujourd’hui ! Bref, nous arrivons à notre logis, la Casa JC, maison d’hôtes au charme un peu vieillot mais très confortable.
Après avoir pris possession de notre chambre, nous décidons d’aller faire un tour sur la plage de Quebra Canela pour prendre un peu de bon temps et se baigner. Après ce moment de détente, nous marchons jusqu’au phare de Dona Maria Pia où Georges le gardien nous conte son histoire (celle du phare et la sienne !). Le soir nous dinons dans un petit restaurant local proche du logis - Churrasqueira Dragoeiro, où nous dînons d’un excellent plat de poisson accompagné de légumes verts. Le 1er contact avec la nourriture du pays est parfait. Bonne nuit et à demain !
La nuit a été calme et reposante. Nous prenons le petit déjeuner dans la cour intérieure du B&B en compagnie d’autres convives. C’est vers 9h qu’Adérito, notre guide du jour, arrive pour nous emmener faire un tour de la ville avant d’aller visiter l’ancienne capitale Cidade Velha, où nous déjeunerons. En fin de journée, notre taxi nous mènera à Tarrafal, situé au nord de l’île. Nous y passerons nos 2 prochaines nuitées.
Et nous voilà partis à la découverte de la capitale endormie car en ce dimanche matin, les rues sont désertes et les magasins fermés. Notre logis étant dans le quartier des ambassades, nous passons devant celles de Russie et de Chine qui font face à l’Assemblée Nationale du Cap-Vert. Les rues relativement propres nous conduisent vers le Plato, véritable centre historique de la ville. Les bâtiments sont d’architecture coloniale portugaise et sont bien entretenus. Nous passons devant le Palais Présidentiel avec la statue de Diogo Gomes, le « fameux » navigateur qui découvrit l’île de Santiago en 1460. Juste à côté, une caserne abrite les soldats de la garde qui, en ce dimanche matin, vaquent tranquillement à leurs occupations. Sur la place Albuquerque, l’église Notre Dame de la Grâce accueille les fidèles pour la messe dominicale. Nous empruntons la rue du 5 Juillet (la rue commerçante) totalement déserte pour nous rendre au marché de Sucupira. Nous découvrons un déballage impressionnant de vêtements de toutes tailles. Tout ne sera pas vendu ce soir ! Le tour de la ville est maintenant terminé et il est vrai que ce n’est pas forcément la bonne journée pour en profiter pleinement. On ne peut pas tout avoir !
Nous prenons une route pavée qui serpente parmi les paysages arides de l’arrière-pays pour rejoindre Cidade Velha, la première ville coloniale construite par les européens sous les tropiques. Vasco de Gama qui partait vers l’Inde et Christophe Colomb en partance pour son troisième voyage aux Amériques y foulèrent le sol, excusez du peu !
Nous commandons notre déjeuner dans un petit restaurant bordant la plage. En effet, ici rien n’est préparé à l’avance alors, soit on attend … un peu, beaucoup, soit on prévoit le coup ! Et c’est parti pour la découverte du village en commençant par la place centrale, au milieu de laquelle trône une curieuse colonne en marbre blanc. Elle servait à punir les esclaves qui se rebellaient. Ils y étaient attachés et fouettés … en toute simplicité ! Nous empruntons la rue Banana, bordée par de jolies maisons de pierre. Cette rue paisible nous amène à l’église coloniale la plus vieille du monde : Notre Dame du Rosaire. Le bâtiment épargné par les différents raids des pirates est d’une grande simplicité. Après le déjeuner, nous repartons en voiture vers le Sé Catédral qui est totalement en ruine. On imagine bien la grandeur imposante de l’édifice. Plus loin, surplombant la ville, le Fort de Sao Felipe a été construit dans le but de protéger la ville des assauts orchestrés par les pirates français et anglais. Il est bien restauré et permet d’avoir une vue panoramique sur la ville en contrebas et sur la campagne environnante.
Vers 15h30, nous prenons la route en direction de Tarrafal. Il y a environ 1h30 de trajet. Nous aurons le temps de faire quelques photos et de discuter avec le guide pour obtenir des informations diverses et variées sur le pays et l’île de Santiago en particulier, à travers son organisation et sa population. Nous arrivons à la Villa Alegria qui se trouve dans un quartier neuf où la voirie est encore en aménagement. La ville est petite et nous sommes à moins de 10 minutes du centre. Le B&B est confortable et la chambre est spacieuse. Nous y serons bien !
Après un temps de repos, nous partons découvrir la ville et décidons de faire l’impasse sur le dîner. Nous nous accordons quand même une petite crêpe au restaurant Maracuja, un des seuls restaurants ouverts en ce dimanche soir ! A demain.