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PALENQUE

Publié le par Neos

Dimanche 7 novembre 2021

Ce matin, nous avons rendez-vous avec notre guide francophone à 8h30 à l’entrée du site maya et quand nous arrivons à l’heure … personne !  Heureusement un guide parlant français nous aide à joindre l’agence. Celle-ci arrive à régler le problème et vers 9h, notre guide arrive enfin. Il s’agissait d’un simple malentendu entre son agence et la nôtre. La visite peut enfin commencer !

Plan du site archéologique de Palenque

Plan du site archéologique de Palenque

Cette ancienne cité était le principal centre cérémoniel maya du VIe au VIIIe siècle. La zone archéologique répertorie quelques 1 400 structures dont à peine 10 % ont été explorées. Les ruines de Palenque se trouvent au beau milieu d’une jungle dense et humide, et on sent véritablement une atmosphère particulière. Un sentier nous conduit sur une grande place bordée par 3 pyramides : le Templo de la Calavera, le Templo XII et la Tumba de la Reina Roja. Le plus majestueux, et emblème de la cité, le Templo de las Inscriptiones est désormais inaccessible. Juste à côté se trouve le Palacio, une immense structure avec, en son milieu la tour El Observatorio, tour à l’architecture unique en son genre. On traverse el Acueducto, le petit canal crée par les mayas à partir de la rivière Otolum. Il servait à alimenter la cité en eau potable. Nous arrivons au groupe de la Croix avec les 3 temples associés aux divinités de Palenque. On termine la visite en passant au milieu du Juego de Pelota pour découvrir une série de petits temples depuis lesquels on a une superbe vue sur toute la forêt. Le musée étant fermé pour les raisons déjà évoquées, nous prenons congés de Cathy notre guide. Installée depuis plus de 40 ans au Mexique, elle nous a livré quelques secrets du site avec enthousiasme.

Nous passons à l’hôtel pour prendre nos maillots de bain et serviettes car notre prochaine étape se situe aux cascades de Roberto Barrios, à 45 minutes de voiture. Nous avons choisi celles-ci en imaginant qu’en ce dimanche, la fréquentation serait plus faible qu’à Agua Azul, cascades les plus connues de la région.

Nous roulons à travers la campagne du Chiapas et quelques kilomètres avant d’arriver à destination, un barrage routier nous attend. Un homme s’approche de notre voiture et nous demande un droit de passage de 10 pesos (0.40 euros) par personne. La demande étant totalement incongrue, nous refusons aussi sec, coupons le moteur et attendons … Au bout de 5 minutes sans résultat pour le mexicain, nous avons l’autorisation de continuer notre chemin ! Nous arrivons au petit village de Roberto Barrios et nous payons une somme modique pour pouvoir accéder aux cascades par un petit sentier aménagé dans la forêt. Elles sont étagées les unes après les autres et sont d’une belle couleur vert émeraude. Nous choisissons un endroit propice à la baignade et un groupe de jeunes mexicains venu pique-niquer nous regarde plonger et nous baigner avec de grands sourires. Nous passons un moment très agréable dans cette piscine naturelle, à se laisser porter par le léger courant. Nous prenons le temps de faire « 4 heures » en discutant avec un américain venu s’oxygéner depuis quelques semaines au Mexique, fuyant les contraintes de son pays consécutives au Covid.

En revenant à Palenque, nous constatons que le barrage est levé (heure de la sieste, peut-être ?). Nous continuons notre « farniente » au bord de la piscine avant de retourner en ville, en début de soirée, pour dîner.

Publié dans Mexique

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PALENQUE / CALAKMUL

Publié le par Neos

Lundi 8 novembre 2021

A nouveau, nous prenons le temps avant de partir car ce sera une nouvelle « journée de transition ». Venir à Palenque était un vrai choix dans la construction de notre voyage et nous savions que pour venir visiter les formidables ruines locales, le prix en temps et kilomètres serait important. Mais nous n’avons pas été déçus !

Nous avons 320 km à faire et quelques 4h30 de routes rectilignes à « avaler ». Nous repassons par le fameux poste frontière traversé à l’aller et nous nous faisons arrêter par la garde nationale ainsi que les douaniers : contrôle du véhicule et des bagages avec une question « lunaire » … « Transportez-vous des poulets et des œufs ? ». Nous faisons répéter la question, mais nous avions bien compris ! Constatant que nous ne sommes que de simples touristes innocents, nous sommes autorisés à reprendre la route … Etrange instant que voilà !

La route 186 est d’un ennui mortel et les kilomètres défilent sans intérêt. Nous nous arrêtons un peu avant Escarcega dans un restaurant situé au bord de la route pour se dégourdir les jambes et se reposer un peu. Vers 15h30, nous arrivons au petit village de Conhaus. De là, une route forestière conduit au site archéologique de Balamku. Il s’agit d’un tout petit site qui, néanmoins, abrite dans les soubassements du temple principal, une grande frise en stuc décrivant l’émergence de l’inframonde et de la terre avec des scènes extrêmement bien conservées.

Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons à notre hôtel situé juste à l’entrée du site de Calakmul. Nous logeons dans un joli petit bungalow niché dans la forêt. Dès la nuit tombée, la température baisse rapidement et la couverture sera de mise pour la nuit.

Publié dans Mexique

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CALAKMUL / BACALAR

Publié le par Neos

Mardi 9 novembre 2021

5h du matin, le réveil sonne … et ça pique un peu ! Nous avons rendez-vous avec Luis, notre guide francophone à 6h au niveau du lobby de l’hôtel. Après une bonne douche chaude (!), nous chargeons les valises dans la voiture et récupérons notre lunch box. Luis est à l’heure et nous voilà partis pour 1h30 de voiture à travers la forêt.

Réserve de la biosphère et patrimoine mondial de l’UNESCO, Calakmul était pour nous comme une évidence ! Visiter ce lieu incontournable du Mexique faisait partie du deal. On y accède par une route « presque » en bon état, sur laquelle il faut rouler à 30-40 km/heure afin de faire attention aux animaux qui pourraient surgir de la forêt.
Juste après le 2ème point de contrôle, nous faisons une halte afin d’explorer la jungle et y découvrir quelques animaux. Nous observons des dindons ocellés au plumage chatoyant, nous apercevons quelques biches sauvages. Ici et là, les cris des singes hurleurs déchirent la quiétude de la matinée. Plus loin des singes araignées sautent de branches en branches. C’est aussi l’occasion de voir un sacré spécimen de crocodile, immobile au bord d’une grande mare. Après 1 bonne heure de randonnée, nous reprenons la voiture pour finir le trajet vers le site de Calakmul.

Plan site archéologique de Calakmul

Plan site archéologique de Calakmul

Le site est immense et plusieurs circuits de visite sont proposés. Etant « driver » par Luis, nous nous laisserons simplement guider par ses soins. Nous démarrons par la découverte de Chan Chi’ich, petite zone résidentielle où vivaient de grandes familles nobles. Un peu plus loin, Chii’k Naab un complexe qui servaient pour différentes fêtes et célébrations. Nous débouchons ensuite devant la première grande structure du site : la Grande Acropole. Celle-ci avait des fonctions administratives, politiques, sociales et cérémonielles. On peut encore monter à son sommet et évidemment nous ne manquons pas de le faire pour prendre un peu de hauteur !
Et nous arrivons enfin au pied de la fameuse structure II se trouvant sur la Gran Plaza. C’est la plus grande pyramide de Calakmul et elle est le cœur de la cité. Elle culmine à 50m de hauteur. Nous ne manquons pas de grimper au sommet et la vue est superbe. On se trouve au-delà de la cime des arbres, et on voit quelques points émerger de la végétation : ce sont les points culminants des autres pyramides. Génial ! La découverte continue par la structure I qui ne fait que 40m de hauteur. On peut aussi y grimper si les genoux sont encore en forme … Le circuit se termine par la Pequeña Acrópolis qui peut paraître moins impressionnante car les bâtiments ne sont pas encore restaurés.

Quel plaisir d’avoir découvert les richesses de ce site, loin de toutes les routes touristiques. Ici, peu de touristes et c’est ce qui en fait aussi tout l’intérêt. La cité, cachée dans la forêt livre, tout au long du parcours, quelques un de ses secrets. Et surtout, même si la visite libre est possible, et donc moins onéreuse qu’avec un guide, nous ne regrettons pas l’accompagnement de Luis, son enthousiasme et ses connaissances pour nous avoir fait découvrir un petit bout de son monde.  

Nous reprenons la route à l’inverse et laissons Luis à l’entrée du site. Nous nous rassasions frugalement et prenons rapidement la route vers Bacalar car il y a presque 4h de trajet avant de rejoindre l’hôtel. En arrivant à Bacalar, nous décidons de prendre du carburant et … c’est le drame ! La fameuse « arnaque au plein de carburant » … Malgré ma vigilance concernant le contrôle de la remise à zéro du compteur de la pompe, l’employé m’annonce une somme astronomique (qui est affichée je ne sais pas par quel moyen) correspondant à 2 fois la capacité du réservoir. S’ensuit une conversation plus que houleuse entre nous 2 et comme je ne lâche pas l’affaire, celle-ci se termine par la fixation d’un prix que j’estime raisonnable … Après cette vive émotion, nous arrivons enfin à notre hôtel situé au bord de la lagune et le coucher de soleil sur les eaux tranquilles nous fait vite oublier ce désagrément. Le soir, nous dînons en ville d’un excellent mojito et de très bon tacos !

Publié dans Mexique

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BACALAR

Publié le par Neos

Mercredi 10 novembre 2021

Nous petit-déjeunons au bord de la lagune et il faut bien avouer que nous ne sommes pas malheureux ! Nous nous sommes organisés pour avoir une journée calme afin de profiter un maximum de Bacalar et sa région.

Nous décidons de nous rendre à Chetumal qui se trouve à 40 minutes de voiture, même si cette ville n’a pas un grand intérêt touristique. Nous voulons changer un peu de cash et poster nos dernières cartes postales. Nous espérons pouvoir visiter le Musée de la culture Maya et … devinez quoi ? C’est encore raté ! Nous prenons le Malecon pour revenir vers notre base et au loin, on aperçoit les rives du Belize.

Nous nous arrêtons aux Rapides de Bacalar, endroit paraît-il secret que peu de gens connaîtraient … En arrivant sur le site, on voit bien que le lieu ne l’est pas tout à fait et qu’il y a quand même quelques touristes ! Alors c’est quoi donc ? Sur quelques kilomètres la lagune se resserre pour former une rivière d’un bleu turquoise extraordinaire. L’entrée sur le site n’est pas excessive. Le restaurant est installé là où le passage est le plus étroit. On peut y louer des casiers pour déposer ses affaires et aucune pression pour consommer. On peut tranquillement profiter de l’eau transparente, avec le contraste des formations calcaires sur les bords. On en prend plein les yeux ! Une fois en maillot de bain, on remonte la rivière à pied, le plus loin possible et quand on est prêt, on se jette dans le courant pour se laisser porter jusqu’au bas du restaurant … et on recommence autant de fois que l’on veut ! Nous prenons le temps de déjeuner léger et d’en profiter encore et encore. Des vrais gamins !

Après ce moment très joyeux, nous revenons sur Bacalar et visitons le Fuerte de San Felipe. Construit au 18e siècle, il servait à protéger le port des attaques des pirates particulièrement attirés par le commerce du bois de Campeche. La visite est rapide mais avec la belle lumière de la fin de journée la vue sur la lagune est très agréable. En début de soirée, nous dînons au restaurant « Bote de Leche » qui obtient le titre de meilleur restaurant de notre roadtrip, notamment avec son pain à l’ail qui est une véritable tuerie !

Encore une belle journée à notre actif.

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BACALAR / TULUM

Publié le par Neos

Jeudi 11 novembre 2021

Nouveau petit-déjeuner au bord de la lagune baignée de la belle lumière du matin. Nous préparons nos valises et faisons le check-out dans la foulée. Mais nous n’allons pas partir tout de suite car, ce matin, nous avons réservé une excursion en bateau sur la lagune aux 7 couleurs. Celle-ci est organisée par l’hôtel.

A 10h, notre bateau part du ponton en direction du canal de los Piratas, qui était le théâtre de nombreux affrontements entre pirates et corsaires au XVIIe siècle. Sur la rive, le Fort San Felipe nous surveille. En arrivant au canal, nous découvrons un endroit magnifique, avec une eau aux tons de bleu et de vert.  Nous nous baignons avec plaisir dans cette eau translucide et sommes invités par notre guide à se faire un gommage avec le sable très fin. Etonnant, à l’entrée du canal nous découvrons les murs décrépis d’un restaurant qui n’a jamais ouvert !
Après ce moment hors du temps, nous reprenons le bateau et découvrons le cenote negro, immense « trou » en bord de lagune faisant passer la profondeur d’environ 1 mètre à 130 mètres. La rupture est bien visible car la couleur de l’eau passe d’un bleu pastel à un noir profond. Nous y faisons quelques brasses et repartons en direction du cenote Cocalitos. Nous apercevons des stromalotites, formations préhistoriques d’une extrême fragilité. Avant de revenir à l’hôtel, nous faisons une halte auprès d’une petite île pour, à nouveau, se baigner dans cette eau turquoise d’une grande limpidité. Cette matinée fut charmante et nous étions totalement en vacances à ne penser à rien d’autre qu’à prendre du bon temps ! Avant de prendre la voiture nous prenons une douche mise à disposition de façon bienveillante par l’hôtel.

Direction Tulum, pour notre dernière étape. Nous avons un peu moins de 3h de route à faire. La météo se dégrade assez rapidement et nous arrivons sous la pluie à Tulum. Notre hôtel se situe dans la zone hôtelière le long de la longue plage de sable blanc. Et disons-le, carrément, nous arrivons dans un bazar indescriptible … Les constructions, hôtels, magasins, restaurants et bars pullulent. Une seule voie d’accès irrigue le quartier et celle-ci est complètement défoncée par la circulation intensive et les pluies locales. L’infrastructure n’a pas suivi le rythme endiablé des constructions… D’ailleurs, certains appellent l’endroit le « Hippie chic » de Tulum. Nous mettrons un temps infini à parvenir à notre hôtel. Notre chambre est superbe et nous avons une vue magnifique sur la plage. L’hôtel, comme tous les autres a privatisé une partie de la plage et il doit être difficile pour un simple touriste d’accéder à celle-ci.

Nous profitons des installations balnéaires pour se baigner, lire, se reposer et se rafraîchir. Ne boudons pas notre plaisir ! Le soir, nous reprenons la voiture et arrivons à dénicher un petit « lolo » qui propose une cuisine simple et à prix abordable. Au regard des quelques menus que nous avons vus, nous avons bien constaté que les prix sont à la hauteur de l’endroit !

Publié dans Mexique

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