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RANGOON / MANDALAY

Publié le par Neos

RANGOON / MANDALAY

Samedi 12 avril 1997

Aujourd'hui, direction Mandalay, la dernière capitale du pays avant l'arrivée des anglais. C'est aussi la ville culturelle du pays.
Nous prenons l'avion et ... celui-ci est détourné ! Il est détourné sur la ville de Bagan par les militaires. En effet, il y a quelques « moments d'émotions » entre les étudiants et l'autorité à Mandalay. Les militaires nous font descendre de l'avion pour aller attendre dans la petite aérogare que tout rentre dans l'ordre. C'est dans une situation comme celle-ci que nous comprenons bien et rapidement l'expression « no photo, no vidéo ».

Enfin, nous arrivons à Mandalay pour y découvrir un atelier de tissage et de marionnettes de théâtre. Le travail des enfants n'est pas interdit dans ce pays ...
Nous nous dirigeons ensuite au sud-ouest de la ville pour visiter le Paya Mahamuni. Le Paya fut bâti pour abriter une statue vénérée du Grand Sage datant semble-t-il du 1er siècle (il est interdit de photographier la statue). Seuls les hommes ont le droit d'approcher la statue pour appliquer une feuille d'or. Dans cette pagode, on y trouve aussi l'une des plus grosse cloche du pays.

Nous quittons cet endroit pour aller voir une fabrique de feuilles d'or vendues aux fidèles dans les temples. Les feuilles d'or sont martelées pour devenir plus mince qu'une feuille de papier à cigarette. La pénibilité est extrême. Des enfants passent leur journée courbés en deux, à battre la feuille ...pendant qu'elle est chaude.

Après le déjeuner, nous allons visiter la cité de Mingun. Nous allons nous y rendre en bateau sur l'Irrawady. L'embarcadère est d'un autre monde. Les gens vivent dans un dénuement extrême et une grande pauvreté mais ils sourient aux étrangers que nous sommes.

Notre bateau tombe en panne et le mousse plonge à l'eau pour aller en chercher un autre à l'embarcadère, tout simplement !
En arrivant, nous apercevons la masse imposante du Paya. Des milliers d'esclaves travaillèrent sur ce projet pharaonique à partir de 1790 ; Le projet fut interrompu en 1819 à la mort du roi. En 1838, un tremblement de terre fissura le monument, le réduisant en partie, à un tas de décombres. Quel tas de briques ! 72 mètres de haut ! (pour seulement un tiers de la construction). En poursuivant dans ce village très authentique, nous découvrons la cloche de Mingun d'environ 4 m de haut, 5 m de diamètre et pesant 90 tonnes.

Le Paya Hsinbyume se trouve un peu plus loin et ressemble à une grosse meringue ! Il est censé représenter les 7 chaînes de montagnes entourant le Mont Méru tandis que les 5 sortes de monstres mythiques prennent place dans des niches, sur chacune des terrasses.
Nous revenons en ville pour y passer la soirée et y dormir. Mais le programme est chamboulé par le couvre feu. C'est une sensation bizarre et unique de voir son hôtel encerclé par les chevaux de frises, l'armée et ... 3 chars. Finalement, nous n'avons pas d'autre choix que de dîner à notre hôtel.

Publié dans Birmanie

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MANDALAY

Publié le par Neos

MANDALAY

Dimanche 13 avril 1997

Départ matinal pour le site d'Amarapura, la cité de l'immortalité. Nous nous arrêtons au grè des ateliers artisanaux se trouvant dans cette ville. Ici, on taille et on poli le marbre blanc, Là-bas on travaille le bronze soit en sculpture, soit en moulage.
Nous approchons ensuite du plus grand et du plus actif monastère de la Birmanie. Construit en bois au milieu du 19ème siècle, il est en cours de restauration. C'est l'heure du déjeuner quand nous pénétrons à l'intérieur et les bonzes, novices ou pas, sont attablés devant des mets simples mais aux parfums enchanteurs !

Nous continuons notre exploration par une promenade sur le pont de U Bein. Ce long pont branlant en teck franchit le lac Taugthaman. U Bein, « maire » de l'ancienne capitale récupéra des matériaux du palais abandonné d'Ava, pour construire cette passerelle de 1,2 km qui résiste depuis 2 siècles aux épreuves du temps et reste le plus long pont en teck du monde.

Sagaing nous attend après le déjeuner. Cet important centre religieux est aussi une ville réputée pour ses ateliers de soieries et de tissus. Nous visitons l'un d'eux où de jeunes filles tissent avec des métiers « Jacquard ». Les jeunes filles portent souvent sur le visage un curieux maquillage ; elles portent de l'écorce de thanakha broyée avec un peu d'eau, afin de se protéger contre le soleil. Nous avons bien entendu essayé !
Nous avons fait le trajet en camion-taxi jusqu'en haut de la colline de Sagaing où s'élèvent de nombreux zédis et monastères. Et sur le trajet, nous avons fait connaissance d'une coutume locale : la fête de l'eau, qui marque le nouvel an birman. La population jette de l'eau pour souhaiter une bonne et heureuse année. Pour nous, la nouvelle année fut bien arrosée !

En haut de la colline, nous visitons le Paya Ngadatkyi datant de 1657. Un Bouddha assis s'y repose. Nous découvrons un pagode en bois de teck, elle faisait partie du palais royal. On y trouve de magnifiques sculptures en cours de restauration.

Retour à Mandalay pour un dîner dans un restaurant local, le couvre feu étant levé avant de rejoindre notre hôtel.

Publié dans Birmanie

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MANDALAY / MONT POPA / BAGAN

Publié le par Neos

MANDALAY / MONT POPA / BAGAN

Lundi 14 avril 1997

Encore un départ matinal. Nous allons à Bagan en passant par le mont Popa. Dès l'aube, nous apercevons les longues processions de moines quémandant leur nourriture pour la journée. C'est un moment important pour eux, mais aussi pour les généreux donateurs, qui parfois se privent pour les alimenter. La ferveur cultuelle est vraiment palpable dans ce pays.
Notre route traverse les rizières en eau et observons des scènes cette vie rurale totalement manuelle, aucune mécanisation à l'horizon.

Nous stoppons notre véhicule dans un village traditionnel et échangeons quelques mots avec la population locale. Les habitants nous ouvrent leurs maisons et nous découvrons cette réalité birmane, bien loin de la notre.

C'est en début d'après midi, après avoir roulé sur des routes fatiguées (qui « plombent » la moyenne !) que nous découvrons l'Olympe birmane. Dominant la plaine du haut de ses 1 520 mètres, il serait un volcan éteint depuis 250 000 ans. Les cendres volcaniques favorisent la fertilité. Arbres, fleurs ... poussent à profusion.
Popa vient du sanscrit signifiant « fleurs ». Il est considéré comme la demeure des Nats (esprits) les plus puissants du pays et, à ce titre, il est le centre le plus important du culte qui leur est rendu. Pour se rendre à son sommet, il nous faut gravir 800 marches. Notre temps : 20 minutes ! Nous faisons l'ascension en charmante compagnie ; des jeunes filles se joignent à nous, intriguées de nos visages mal rasés et de nos vêtements.

Nous arrivons à la nuit tombée à notre hôtel, les cotes "un peu en long". Un repos bien mérité est le bienvenue.

Publié dans Birmanie

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BAGAN

Publié le par Neos

BAGAN

Mardi 15 avril 1997

Bagan, jadis orthographié Pagan, fut fondée en 849 par la réunion de 19 villages, c'est l'ancienne capitale du royaume de Pagan, détruit par les mongols en 1287. Des centaines de pagodes et stûpas de brique stuquée s'étendent à perte de vue dans la plaine, sur la rive orientale de l'Irrawaddy.

Ce site d'ampleur comparable à Angkor a été plusieurs fois dévasté par des tremblements de terre. Des aménagements touristiques inappropriés (autoroute, terrain de golf, tour d'observation) n'ont pas permis son inscription au patrimoine mondial de l'humanité. À l'époque de sa splendeur (1044-1287), la capitale du premier empire birman comptait au moins un demi-million d'habitants, de religion bouddhiste. Toutes les constructions civiles, qui étaient en bois, ont disparu. Mais Pagan a laissé, au bord de l'Irrawaddy, un site archéologique extraordinaire, témoin d'un bouddhisme très vivant. Il y a encore d'innombrables statues de Bouddha sur le site.
Notre découverte commence par le temple caverne de Kyanzittha Umin. Ces longs corridors sombres sont décorés de magnifiques fresques.

Non loin de là, le Paya Ananda nous ouvre ses portes. Selon la légende, Kyanzittha aurait été inspiré par la description que des moines venus d'Inde lui auraient faite de leur temple, ce qui expliquerait les caractères architecturaux indiens de l'Ananda. En son centre, un Bouddha nous regarde différemment selon que l'on se trouve près ou loin de lui.

Plus loin, la pagode Shwezigon, inspirée du Lawkananda, servit de modèle à beaucoup d'autres stûpas de style birman. Il est en forme de cloche et repose sur trois terrasses de briques décorées de plaques de terre cuite décorées de scènes des jâtaka (vies antérieures du Bouddha). Tout autour se trouvent de nombreux petits temples et pagodons, ainsi que les effigies des 37 Nats, disposées de manière à rendre hommage au stûpa.

Nous faisons une pause dans notre découverte des Payas en visitant une fabrique d'objets en laque. La minutie mise œuvre en font de véritables objets d'art.
C'est ensuite une visite ininterrompue des pagodes et temples de cette ville musée. Nous montons en haut du paya Shwesandaw pour voir ce plat pays dont les seules montagnes sont les temples. Nous apercevons le pahto Thatbyinnyu qui est le plus haut monument du site, avec près de 65 m. Dédié à la "Thathâgata" (une des épithètes du Bouddha), il possède des caractères originaux : bâti sur une plate-forme de 20 m, il n'a pas de pilier central, mais une chambre voûtée au premier étage, où se trouve une grande statue du bouddha assis. Trois faux étages conduisent au court sikhara (tour-sanctuaire), qui est presque cubique. L'ensemble est couvert de stucs et blanchi à la chaux. La plate-forme servait de monastère : les moines vivaient dans des couloirs et des pièces ménagées sur deux niveaux à sa périphérie.

Notre journée se finie au bord du fleuve pour assister à un superbe coucher de soleil. Nous sommes accompagnées de jeunes filles aux regards amusés. Le soir, nous assistons à un spectacle de marionnettes avant de retrouver notre hôtel.

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BAGAN / KALAW

Publié le par Neos

BAGAN / KALAW

Mercredi 16 avril 1997

Nous partons de ce site en ayant le sentiment de ne pas avoir eu assez de temps pour tout découvrir. Nous avons vu le site sous une chaleur écrasante et une végétation brulée par le soleil. Nous sommes convaincus qu'il faudra y revenir à une autre époque pour le découvrir à nouveau.

Nous prenons la route, pour nous rendre à Kalaw, qui fut célèbre à l'époque britannique. Elle tire son atmosphère paisible de cette période coloniale. Les anglais vivant en Birmanie venaient s'y reposer pendant les saisons chaudes et humides, lorsque le climat devenait insupportable à Mandalay ou Rangoon. Ville perchée dans les montagnes, on y accède par une route difficile où des multitudes de camions ne cessent d'aller et venir. La route est terriblement longue en raison de son mauvais état, de sa largeur minimale et de la circulation.
Cette ville du plateau Shan permet de rencontrerez d'autres peuples que les birmans des plaines. Anciens Ghurkas de l'armée des Indes, indiens musulmans, émigrés chinois, ils se sont tous installés dans ces terres à priori inhospitalières, en bordure du célèbre "triangle d'or", plaque tournante du trafic de drogue asiatique.

Notre hôtel très (très) sommaire, mais propre nous attend en fin de journée.

Publié dans Birmanie

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