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PEKIN / LUOYANG

Publié le par Neos

PEKIN / LUOYANG

Lundi 10 mai 1999

La matinée est consacrée à la visite de la Cité Interdite et des musées du Palais Impérial. Son nom complet est la « Cité pourpre interdite » en référence à la petite étoile pourpre dans l'astronomie chinoise, c'est-à-dire l'étoile polaire de l'astronomie occidentale. En effet, comme le palais impérial se trouve au centre de Pékin et représentait le centre administratif de l'État, on lui donna un nom évoquant l'étoile qui est au centre de la rotation du firmament céleste. Le nom le plus courant est « Cité interdite », qui vient du fait que son accès en était interdit au peuple à l'époque des grands empereurs chinois. Comme résidence de ces derniers, elle est devenue symbole d'interdit.
Depuis le début du quinzième siècle, le cœur de Pékin se trouve autour de la Cité interdite, aussi appelée Palais impérial des Ming et des Qing. Il s'agit du plus vaste complexe architectural de Chine: une véritable ville dans la ville. Elle couvre 720 000 m² et compte 9 999 pièces et 50 ha de jardins. Si la tradition se limite à 9 999 pièces, c'est parce que seules leurs divinités avaient le droit de construire un palais comprenant 10 000 pièces. Le nombre 10 000 représente symboliquement « une infinité dénombrable » en Chine. De ce fait, les hommes ont essayé de se rapprocher aussi près que possible de leur idéal de perfection. La construction de la Cité interdite a duré 14 ans et plus d'un million d'ouvriers y auraient travaillé. Entre 1420 et 1911, 24 empereurs y ont résidé.

L'architecture a divisé la Cité Interdite en deux parties : la cour extérieure et la cour intérieure. La Cour extérieure, où le souverain recevait ses ministres et présidait les grandes cérémonies officielles, abrite la salle de l'Harmonie Suprême, la salle de l'Harmonie Parfaite et la Salle de l'Harmonie Préservée ainsi que les bâtiments latéraux principaux, dont la salle de la Gloire Littéraire et la Salle des Prouesse Militaire. La cour intérieure comprend surtout le palais de la Pureté Céleste, la salle de l'Union et le palais de la Tranquillité Terrestre, qui sont entourés respectivement par les six Palais de l'Est et les Six Palais de l'Ouest. La cour intérieure servait de cabinet de travail à l'empereur et d'appartements à la famille impériale et aux concubines.

Nous faisons, ensuite l'ascension de la colline de Charbon pour découvrir une impressionnante vue d'ensemble de la Cité

L'après midi, le Palais d'été nous attend avec ses pavillon empreints de poésie : Nuages ordonnés, Vague de Jade ... et sa longue galerie couverte qui longe le lac Kunming. C'est l'empereur Qianlong qui l'aménagea pour être la résidence de sa mère, en 1750 (15e année de son règne).
Nous revenons en ville en fin d'après midi pour participer à un banquet de canard laqué, spécialité pékinoise.
Juste après ces agapes, nous prenons un train de nuit à destination de Luoyang. Nous découvrons le confort chinois qui ne ressemble pas du tout à l'idée que l'on s'en fait. Nous voyageons en classe molle, c'est-à-dire en cabine de 4 places. Les couchettes sont vraiment "molles", avec un matelas, une bonne couette et un coussin moelleux. Tout est réglable, de la lumière à la climatisation.

Bonne nuit les petits !

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LUOYANG

Publié le par Neos

LUOYANG

Mardi 11 mai 1999

Ce qu'il faut savoir, dans ce pays, c'est que tout est possible ... nous allons nous en apercevoir aujourd'hui.
Notre réveil se passe le mieux du monde, la classe molle est à recommander. A la gare, notre guide local nous attend (donc nous avons un accompagnateur + un guide) et nous indique que ce que nous avons prévu de voir ne lui va pas ... En effet, il estime que le musée municipal que nous devons voir n'en vaut pas le coup. Alors il nous propose d'aller visiter le monastère Shaolin se trouvant non loin de là. La seule contrainte étant de payer le carburant et donner une pièce au troisième guide car comme nous changeons de province, nous allons avoir une troisième personne nous accompagnant.
Ni une, ni deux, nous optons pour la visite du monastère et la démonstration de Kung-Fu

Le monastère est situé à environ 80 km au sud-ouest de la ville de la province chinoise Zhengzhou, en plein milieu de la province septentrionale Henan, au pied du Songshan, l'une des cinq montagnes sacrées de Chine, au nord du mont Saoshi dans une forêt touffue, d'où le nom Shaolin, qui signifie « La forêt de Shao ».
Shaolin reste avant tout un lieu d'apprentissage du kung fu, art martial chinois basé sur les mouvements des animaux. De multiples écoles d'arts martiaux sont ainsi dispersées dans les collines environnantes et accueillent des visiteurs pour des cours de 1 journée à plusieurs années (de 10 à 40 dollars par jour, hébergement compris). Nous avons pu assister à un spectacle de 30 minutes durant lesquels les élèves démontrent leur habilité et leur force.

De retour à Luoyang, nous partons à la découverte du temple du Cheval blanc. C'est un complexe monastique bouddhique situé dans la banlieue est de la ville moderne, à l'emplacement où, selon la tradition, s'arrêta en 67 après. JC. le cheval portant depuis l'Afghanistan les premiers soutras. Les constructions et objets qu'il renferme datent essentiellement de la période allant des Jin au milieu des Qing (XIIe-XVIIIe siècles) et comprennent en particulier un ensemble de statues de laque de l'époque Yuan (1271-1368).
Le soir, nous déambulons dans le marché à la découverte des gens, des odeurs et des ambiances. Feng n'est pas très rassuré car le dimanche, l'ambassade de Chine s'est faite bombarder en Yougoslavie ... Il reste vigilant et indique aux passants suspicieux que nous sommes des amis français et pas des américains.

Nous retournons à notre hôtel sous son escorte !

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LUOYANG / XIAN

Publié le par Neos

LUOYANG / XIAN

Mercredi 12 mai 1999

6h du matin : nous sommes sur la place devant notre hôtel pour une séance de Taï chi. En effet, nous nous melons à la multitude de chinois pratiquant cette discipline et .... Personne ne trouve notre attitude anormale !
Nous partons ensuite à la découverte de la statuaire de Longmen, l'un des fleurons de l'art bouddhique rupestre chinois. Des centaines de Bouddhas colossaux ou minuscules, sculptés dans la pierre entre le Vème et le XIème siècles dans un site sauvage, témoignent de la ferveur religieuse et de l'habileté des artistes.
Plus de 100 000 représentations de Bouddhas et ses disciples ont été sculptées sur plus d'un km de falaise dominant la rivière YI. Débutée en 494, la construction des grottes de Longmen a duré plus de 400 ans.
En 494, Xiaowen de la dynastie des Wei du Nord (386-534) transporta sa capitale de Pingcheng (aujourd'hui Datong) à Luoyang et entreprit de faire réaliser un sanctuaire bouddhique sur le modèle de celui de Yungang. Après les Wei, les différentes dynasties (Sui, Tang, Cinq Dynasties et Song du Nord) continuèrent les travaux. La grotte Fengxian, l'une des plus remarquables du site, fut exécutée de 672 à 675 par l'impératrice de Wu Zetian.
En début d'après midi, nous prenons le train pour Xian. Une nouvelle aventure nous attend ... les chinois aussi !
Nous traversons les paysages de cette chine du nord que nous allons abandonner et nous nous mettons à rêver en voyant cette terre jaune baignée par le fleuve du même nom.

Et puis, arrive 16h ... et le début du spectacle. Nous déballons reblochon, saucisson, et autre cancoillotte devant l'air médusé des autochtones. Et c'est après avoir pris ce train que quelques chinois pourront dire : « Et ils mangent ça ! » et nous en sommes fiers ! Fiers d'avoir apporter de grands éclats de rire avec nous dans ce wagon devenu l'espace d'un instant un lieu sans frontière politique.

Nous arrivons à Xian et il fait nuit. Notre guide local nous attend à la gare. Après les mots de bienvenue, elle nous informe que le dîner de raviolis prévu ce soir est reporté au lendemain. Bref conciliabule et ... nous refusons ! Nous demandons à Feng, qui commence à bien connaître notre mode de fonctionnement de lui dire qu'elle faire ce qu'elle veut mais que nous, nous voulons notre dîner de raviolis ce soir.

S'en suit une explication musclée entre nos 2 chinois (et 2 chinois en colère, ça fait du bruit). Et Feng obtient gain de cause. Nous essayons de savoir la raison évoquée pour ce changement de programme et il commence par refuser de nous le dire. Nous le menaçons alors de faire la grève ! Ce qui ne le fait pas rire du tout ! Il nous explique que la guide souhaitait rentrer chez elle plus tôt afin de voir sa famille qu'elle ne voyait que peu. Ce sera pour une autre fois, avec d'autres touristes. Décidément, la vie n'est pas un long fleuve tranquille dans ce pays.

Notre dîner se passe le mieux du monde, et nous goûtons à un vingtaine de sorte de raviolis, tous plus délicieux les uns des autres.
Après cette journée quelque peu mouvementée, nous allons à notre hôtel pour un repos bien mérité.

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XIAN

Publié le par Neos

XIAN

Jeudi 13 mai 1999

Xian, berceau de la civilisation chinoise et ancienne capitale de ce pays continent (Chang'an). Si le passé de la chine n'était pas autant ignoré en occident, Xian serait considéré comme l'un des foyers culturels les plus importants dans l'histoire de l'humanité au même titre que Rome ou Constantinople. Elle connue son apogée sous la dynastie des Tang grâce aux échanges commerciaux qui se développaient sur la route de la Soie. Cette route, nous la ferons un jour en partant, comme les commerçants européen, de Venise pour arriver dans cette ville ... Mais c'est une autre histoire !
L'armée de terre est une armée de soldats d'argile cuite (7 000 soldats environ) qui gardait la tombe de Qinshihuangdhi. Elle fut découverte par des paysans creusant un puit en 1974. L'historien Sima Qian nous rapporte qu'avec l'empereur furent enterrés des palais en miniature, une maquette de son empire, des concubines sacrifiées et cette armée d'outre tombe, destinée à protéger son empire dans l'au-delà. Et pour garder cette armée, une autre armée veille et interdit strictement les photographies. Il s'agit alors pour nous, français indisciplinés, de jouer au chat et à la souris avec eux !
A notre retour en ville, nous visitons la petite pagode de l'Oie sauvage édifiée en 706 dans le temple Jianfu, pour abriter de précieux textes bouddhiques rapportés d'Inde. Nous en profitons aussi pour visiter dans le jardin jouxtant la pagode une salle d'exposition présentant une reconstitution d'un habitat chinois ancien.

Avant de dîner, nous faisons le tour d'un marché alimentaire pour y découvrir encore et encore des étals, des marchands et des odeurs !

Nous nous dirigeons vers la salle du grand casino, où nous allons assister à un spectacle de danses et de chants typiques de la dynastie Tang. Cette représentation, un peu « américanisée » est compatible avec notre vision européenne de cet art !!

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XIAN / CHONGQING

Publié le par Neos

XIAN / CHONGQING

Vendredi 14 mai 1999

Notre matinée est consacrée à une promenade dans les vieux quartiers de Xi'an autour de la tour du tambour et de la Grande Mosquée fondé au VIIIème siècle.
Le quartier musulman de Xi'an est très actif, même de bon matin ! Il commence à la Tour du tambour et s'étend autour de la Grande Mosquée. Cette zone de la ville, bigarrée et animée, offre de nombreux bazars, des restaurants proposant des spécialités musulmanes et des marchés.
La Grande mosquée surprend tous les européens, qui, comme nous, ont figé leur représentation de ce bâtiment religieux par la vue des mosquées européennes, africaines et moyennes orientales. En effet, l'architecture de la Grande Mosquée est semblable à l'architecture des autres temples chinois. Une pagode à trois étages est toutefois qualifiée de "minaret" et la grande salle au toit chinois bleu magnifique qui se trouve au fond est une grande salle de prière interdite au public. La plupart des écritures est arabe et montre les valeurs islamiques du lieu.
C'est en sortant de ce lieu cultuel que la pluie nous surprend. Mais pas n'importe quelle pluie ! De la vraie, de la drue ! Et c'est dans ces moments là que l'on constate que le système d'évacuation des eaux de pluie est totalement à revoir dans cette ville. En moins de 5 minutes, le niveau de l'eau dépasse le bas de caisse des voitures.

Nous arrivons un peu détrempés, au musée de la ville. L'édifice construit dans le style classique chinois abrite de façon chronologique des objets artisanaux de la province en bronze, fer et poterie. Notre guide est étonnée de voir que nous avons une « certaine connaissance des dynasties (et surtout de leur ordre !). C'est tout le privilège d'avoir fabriqué par nous même ce voyage.
A la sortie, une petite boutique avec de magnifiques reproductions en bronze. Après une négociation épique, nous arrivons à obtenir un joli bronze. La grue céleste, immortelle, regarde vers le Ciel, la poitrine raide. Elle pose ses deux pattes tendues sur le dos d'une vieille tortue qui tourne sa tête et regarde de part et d'autre.
Dans la tradition populaire, la grue symbolise les sentimentaux durables et la protection, tandis que la tortue évoque la longévité. Ensemble, ils symbolisent la longévité, la protection, la sincérité des sentiments.

C'est ainsi que nous finissons cette première partie de notre voyage.

En début d'après midi, nous prenons l'avion pour Chongqing, ville de 14 millions d'habitants qui nous est totalement inconnue ! Avant d'aller à l'hôtel nous visitons une usine manufacture de Jade et une usine d'état de soierie. Celle-ci est dans un état indescriptible. Nous avons l'impression de nous retrouver dans un livre de Zola ...

Notre hôtel, en hauteur, illumine une grande place où sont rassemblés de nombreux autochtones.

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