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NORD GRANDE-TERRE

Publié le par Neos

NORD GRANDE-TERRE

Mercredi 23 octobre 2013

C’est la lueur du jour qui nous réveille. La nuit a été courte. On se dit que les suivantes seront beaucoup mieux !

C’est donc vers 7h du matin que nous partons à la découverte du nord de la Grande-Terre. Loin des afflux touristiques du sud de l'île, le nord de la Grande-Terre offre des étendus de campagne tropicale avec des champs de canne à sucre, des falaises, des criques sur l'Atlantique et des longues plages ombragées...

Nous partons vers Morne-A-L’eau en empruntant les routes des Grands Fonds. Probablement le coin le moins touristique de la Guadeloupe, la région des Grands Fonds mérite pourtant que l'on y porte une attention toute particulière. Une vallée étroite, enserrée dans de petits mornes calcaires occupée par des cultures vivrières, fruitières et plantées d'arbres à pain. C'est également une région de petites fermes et de pâturages.

Morne-A-L’eau et son célèbre cimetière qui est certainement le plus visités de l’île. Ce sont les motifs en damier noir et blanc qui ornent la majorité des sépultures, donnant à l'ensemble des airs de grand échiquier qui l’ont rendu « célèbre ». On peut y voir l'opposition du yin et du yang, de la vie et de la mort. Le blanc est symbole du deuil en Afrique, tandis que c'est le noir en Europe : on a l'alliance des deux. Beaucoup de tombes ressemblent à de petites maisons créoles.

Nous poursuivons notre route vers Petit-Canal où nous allons découvrir les Marches des Esclaves qui est un escalier de 49 marches en pierre de taille menant à l'église où avaient lieu les ventes des esclaves à leur descente de bateaux. Nous flânons sur le petit port où un pécheur nonchalant nous fait partager sa vision de la vie, avec la certitude qu’on les gens simples.

Port-Louis est notre prochaine étape. C’est est une petite commune qui rappelle ce que la Guadeloupe a pu être au début du XXe siècle. On y respire une tranquillité de vivre et visiter le bourg donne l'impression de changer de temps. Cette commune abrite le musée de la canne à sucre dans l’ancienne usine de Beauport. Véritable centre culturel, scientifique et technique, Beauport propose une visite passionnante dans l'univers de la canne et du sucre.

Juste après 10h du matin, nous faisons une halte à l’anse Laborde, jolie petite plage de sable blanc au nord d’Anse-Bertrand. Nous sommes presque seuls sur la plage et nous plongeons rapidement dans l’eau claire pour nous rafraichir. Nous prenons le soleil et c’est vers 11h30 que nous reprenons la route pour aller vers la pointe de la grande Vigie où l'océan Atlantique vient s'y cogner et érode à son passage la roche. Nous continuons notre chemin pour déjeuner chez Coco à la porte d’enfer. Agréable repas dans ce lolo, niché au fond de cette crique qui fait le bonheur des enfants.

Après le repas, nous partons faire une randonnée jusqu’au trou du souffleur. 2h de marche facile dans un paysage magnifique. C’est vers 16h que nous arrivons au Moule. Anciennement nommé Portland, Le Moule tient son nom de Môle qui veut dire digue. Le Moule a été très longtemps un grand port militaire et commercial. Ses fonds marins témoignent des grandes batailles entre la France et l'Angleterre. Nous profitons du marché alimentaire du soir pour déguster un sorbet Coco et acheter quelques fruits et légumes pour notre repas du soir.

Après notre dîner au gite, nous éteignons rapidement la, lumière car, finalement, nous sommes sur le chantier depuis tôt le matin !

Publié dans Guadeloupe

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SUD BASSE-TERRE

Publié le par Neos

SUD BASSE-TERRE

Jeudi 24 octobre 2013

Aujourd’hui, nous allons nous transporter sur Basse-Terre ; vive l‘alternance !

Nous traversons Pointe à Pitre sans trop souffrir de la circulation, Nous sommes en pleines vacances scolaires, ceci expliquant peut être cela !

A Petit-Bourg, notre première photo sera pour la distillerie Montebello qui est un peu triste sous la pluie ! Ensuite, c’est vers une Kassaverie artisanale que nous irons. Celle-ci se trouve à Morne-Bourg, un quartier de Petit-Bourg. Il en existe une autre plus loin sur la N1, mais cette dernière est « industrielle » donc sans intérêt pour nous.

Les ouvriers nous accueillent avec étonnement et de grands sourires. En effet, ils n’ont pas l’habitude de voir des « métros ». Quand nous leur disons que ce que nous aimons découvrir, c’est l’authenticité des hommes et des lieux. Alors, nos hôtes nous expliquent les différentes étapes et tâches permettant d’arriver à la production des galettes de manioc qui sont vendues sur place ou sur les marchés. Nous en achetons 2 que nous mangerons plus tard.

Après cet instant de partage, nous reprenons notre route et nous faisons une courte halte à l’allée Dumanoir. Cette allée d'un km de long, constituée de 430 palmiers royaux menait à l'entrée du domaine Marquisat de Brinon. Détruits par le cyclone de 1928, les palmiers ont été replantés en 1933.

Nous continuons vers Trois-Rivières pour faire une randonnée autours de Grande Pointe. La pluie ayant détrempée les chemins, ceux-ci sont un peu dangereux avec la boue et les rochers glissants. C’est donc, au départ du parc archéologique des Roches Gravées que nous ferons une partie de la trace prévue car le chemin est praticable. Nous déjeunons au bord de la place de Grande Anse sur la route de Vieux Fort. Maher, le patron de la Cabane Créole fait un planteur qu’il qualifie lui-même (donc en toute objectivité) de « meilleur du monde ! Ce qui est vrai, c’est qu’il est divin !

Après ce succulent déjeuner, nous faisons étape au centre de broderie de Vieux Fort qui nous permet de découvrir des œuvres qui ressemblent de très près aux « Jours d’Angles » que l’on trouve dans la région de Poitiers. Le fort Delgrès est notre prochaine étape. Ce fort français (anciennement fort Saint-Charles) domine la ville de Basse-Terre. Il fut un haut lieu de la lutte franco-anglaise dans les Antilles puis de celle des Guadeloupéens contre l'esclavage conduit par l'officier mulâtre et résistant Louis Delgrès.

Nous finissons notre périple du jour par les bains jaunes se trouvant sur la commune de Saint-Claude. L'endroit tient son nom du bassin d'eau tiède et sulfureuse qui a longtemps présenté la couleur jaunâtre du souffre. Bain très apprécié par les visiteurs et par les randonneurs qui viennent de faire l'ascension de la Soufrière. Attention, la température extérieure à cet endroit est très fraîche, car nous sommes en forêt tropicale et en altitude.

Le soir, nous avons rendez-vous avec nos amies à Gosier pour « déguster » un bokit accompagné de la célébrissime « Ordinaire », limonade aromatisée à l’anis !

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MARIE-GALANTE

Publié le par Neos

MARIE-GALANTE

Vendredi 25 octobre 2013

Nous partons de bon matin pour rejoindre la gare maritime de Bergevin pour prendre l’Express des îles en direction de Marie-Galante. L’hôtesse de caisse n’a pas dû bien dormir la veille car l’accueil est peu chaleureux …

Juste après le départ, le cap’tain annonce que l’heure de traversée va être un peu agitée. Et en effet, la mer est … formée, comme on dit. Des creux (donc des hauts !) de plus d’un mètre jalonnent notre navigation et quelques passagers sont plutôt « blancs » !

Dès notre arrivée à Grand-Bourg, nous louons un véhicule pour parcourir l’île. Ce mode de locomotion est préférable au scooter, car la surface est quand même importante. Notre premier arrêt est pour l’écomusée Murat. Autrefois, vaste domaine couvrant une superficie de 200 hectares, cette ancienne habitation sucrerie, appelée “Bellevue Laplaine“, était consacrée au début du 19èmesiècle à la culture de la canne à sucre. Construite au début du 20ème siècle par les Murat, Père et Fils (1807-1868), une riche famille de planteurs, originaires du sud-ouest de la France (Cap Breton), ce domaine comptait une trentaine de bâtiments.
Une population de 307 esclaves vivait dans des petites cases à Nègres, dont il reste quelques vestiges. Construites en branchages tressés (gaulettes) et revêtues d’une toiture en paille de canne ou joncs des marais, les cases à Nègres, une centaine, étaient situées sous-le-vent derrière la mare au nord-est de la maison de maître. Ces habitats précaires, alignés sur plusieurs rangés, formaient un village africain.
L’effondrement des cours mondiaux du sucre allaient précipiter sa fin.

Nous reprenons notre route dans le sens des aiguilles d’une montre. Sur notre droite, nous apercevons l’habitation Roussel-Trianon avec son ancienne écurie en excellent état et son moulin. Nous continuons notre exploration par la distillerie Bielle qui, produit le rhum que je préfère. Après la visite et les inévitables emplettes, nous allons découvrir le moulin Bézard, qui est le mieux conservé de l’île. Malheureusement il n’est pas mis en valeur.

Juste après Saint-Louis, nous faisons une halte sur la plage des moustiques où nous sommes seuls au monde. Des vrais Robinson. Nous "farnientons" sur une magnifique plage de sable blanc au bord d’une eau d’un bleu limpide. Le bonheur simple ! Il nous faut reprendre notre chemin et c’est à Capesterrre que nous trouvons un lolo dans lequel nous mangeons un succulent Colombo. Nous revenons tranquillement sur Grand-Bourg et comme nous avons un peu de temps devant nous, nous décidons de nous baigner ! Quelle vie !

C’est vers 17h que nous reprenons le bateau et la mer est toujours « capricieuse ». Le soir, nous dinerons chez l’habitant de plats typiques.

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POINTE-A-PITRE

Publié le par Neos

POINTE-A-PITRE

Samedi 26 octobre 2013

Après le petit déjeuner, que nous arrivons, enfin, à prendre à un horaire de vacanciers, nous allons à Pointe-à-Pitre pour visiter le centre-ville et surtout le marché.

Nous rejoignons notre amie, sa mère et sa fille sur la place de la Victoire et nous empruntons les rues piétonnes jusqu’au marché aux fleurs qui, curieusement est éloigné des autres parties du marché … Il y a donc peu de monde devant les stands. La place est dominée par la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul. De style néo-classique, elle est constituée d'une armature métallique Eiffel posée en 1872 puis habillée par la suite.
Les tribunes recevaient les hommes, les femmes en bas, un peu comme dans le sud-ouest ...

Nous nous dirigeons ensuite vers le marché aux épices qui regroupe sous les halles une quinzaine de « doudous » devant leurs stands colorés et hauts en couleurs. Le seul désagrément, c’est qu’elles sont un peu agressives dans la vente. On arrive assez vite à les calmer et à pouvoir faire un tour de ce marché « olfactif ». Tout de suite après, nous nous allons flâner dans le marché alimentaire. Les fruits et légumes de l’île sont présents partout. Et il y a le marché aux poissons. Il est tellement alléchant que nous achetons de l’espadon pour notre déjeuner.

Après le déjeuner à notre gîte, nous décidons de passer l’après-midi au calme sur une plage. Nous choisissons d’aller à Sainte-Anne sur la plage de la Caravelle. Cocotiers dont l'ombre se dessine sur le sable blanc et eau transparente, elle fait figure de paradis de carte postale. Le seul reproche qu’on peut lui faire est que le chemin pour y accéder n’est pas propre du tout. Globalement, on constate que, malheureusement, la Guadeloupe n’est pas toujours très propre …

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SUD GRANDE-TERRE

Publié le par Neos

SUD GRANDE-TERRE

Dimanche 27octobre 2013

Nous prenons la route vers Le Moule pour aller voir la Porte d’Enfer (encore une !) se trouvant juste à côté. C’est un superbe endroit, à la fois ouvert au vent et avec une mer venant heurter les rochers et une plage tranquille logée dans une petite crique abritée.

Nous découvrons ensuite, la maison Zevallos. C'est une maison magnifique d'époque coloniale, dont l'origine présumée est intéressante : il se raconte en effet qu'un riche industriel de Louisiane aurait commandé vers 1870 deux maisons à l'atelier Gustave Eiffel. Au 19ème siècle les colonnes qui soutenaient les vérandas étaient en bois. Pour l'époque, ces colonnes métalliques de la maison Zevallos, finement travaillées, ces fines balustrades étaient quelque chose de vraiment nouveau. Les maisons devaient être livrées en Louisiane... en bateau. Malheureusement, le navire qui transportait les maisons dû faire escale à Pointe à Pitre pour cause d'avarie. Le propriétaire du bateau vendit alors les maisons pour pouvoir payer les réparations de son bateau. Les maisons ne sont jamais arrivées jusqu'en Louisiane, leur voyage s'est arrêté en Guadeloupe. Histoire vraie ou légende ?

Un peu plus loin, une pancarte nous invite à découvrir un Pit-à-Coq, lieu emblématique dans lequel se déroulent les fameux combats de ces gallinacés. Nous poursuivons par la visite se Saint-François et son marché pittoresque. Vers 12h, nous faisons halte sur la plage des Raisins Clairs pour une baignade bien méritée. En ce dimanche, cette superbe plage accueille de grandioses pique-niques comme seuls les guadeloupéens savent organiser. Après le déjeuner dans un lolo, nous partons pour la pointe des Châteaux. Cette péninsule est située à l’extrémité Est de l'île de Grande-Terre. Constituée d’une large bande littorale balayée par des vents souvent violents, elle se distingue par ses aiguillons, surgissant de l'océan, reliques d'une falaise érodée par les vagues et les embruns, et qui n'abrite plus qu'une faune et une flore rares, dont certaines espèces endémiques.

Après une courte marche, nous décidons de profiter du soleil à la plage de l’Anse de la Gourde. Sieste, baignade et lecture sont nos occupations de l’après-midi. Le soir, nous dînons chez une de nos amies d’un repas typique. En voilà une journée sympathique !

Publié dans Guadeloupe

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