TARBERT / ILE D’ISLAY

Publié le par Neos

TARBERT / ILE D’ISLAY

Vendredi 3 août 2012

Nous nous levons de bonne heure (ça sent la redite !) car le ferry pour l’île d’Islay nous attend à 9h. C’est un superbe navire, flambant neuf qui va nous emmener après 2h de voyage sur la plus méridionale des Hébrides intérieures (autrefois, appelée « Queen of Hebrides », en référence à sa production de whisky au goût de tourbe si prononcé). Notre séjour de 2 jours va nous permettre de découvrir la population chaleureuse, fière de son histoire et de sa culture gaélique.

Notre navigation nous fait passer devant l’île de Gigha et on revoit le lieu où nous avons pique-niqué la veille. En arrivant à Port Ellen, nous découvrons une grande usine qui appartient à Diageo, société qui est la plus importante entreprise mondiale sur le marché des alcools et spiritueux.

Nous faisons les courses pour le repas du midi et nous déjeunons sur la petite baie bordée de maisons blanches typiques de la région. Juste après, nous prenons possession de notre logis, The Cala Sith Guest House, se trouvant à quelques centaines de mètres de là.

Nous commençons l’exploration de l’île par une escapade à Port Charlotte en empruntant la petite route qui longe le Loch Indaal et en passant par Bowmore, la capitale de l’île. Port Charlotte est sans doute le village le plus mignon de l’île, avec ses façades blanchies qui lui donne un air d’une grande douceur. C’est ici que nous découvrons notre premier « tas » de briques de tourbe » servant à se chauffer en hiver. En revenant vers Port Ellen, nous passons devant la distillerie Bruichladdich qui produit, parait-il le whisky le plus fortement tourbé au monde. C’est en fin d’après midi que nous avons notre premier rendez-vous avec une distillerie : Lagavulin. La visite nous permet de découvrir le processus de distillation qui permet d’obtenir le divin breuvage (à boire avec modération !) :

Tout commence par le maltage : Cette 1ère étape consiste à macérer une orge de haute qualité dans de l’eau pour amorcer la germination. Pendant ce processus, le grain se transforme lentement en malt, l’amidon de l’orge étant rendu soluble pour préparer sa conversion en sucres naturels dans la cuve-matière. La germination est interrompue en séchant l’orge ainsi transformée, dans le four à malt. C’est à ce stade que chaque distillerie détermine la saveur plus ou moins tourbée qui caractérisera le produit final.

Lors du brassage, l’orge maltée est broyée et mélangée à de l’eau chaude dans la cuve-matière. On obtient un liquide sucré, le moût, qui est prélevé pour la fermentation.

La fermentation est la 3ème étape. Une fois refroidi, le moût est introduit dans des cuves de fermentation où il est fermenté par addition de levures qui convertissement le sucre en alcool. Elle dure 2 ou 3 jours et produit un liquide appelé « wash » titrant 8 à 9° d’alcool.

La distillation intervient ensuite. Le « wash » est distillé 2 fois. La première distillation produit un liquide peu alcoolisé appelé « low wines » qui est ensuite redistillé dans l’alambic de deuxième chauffe. C’est pendant cette seconde distillation que l’on recueille le cœur de chauffe dans le récipient à eau de vie, titrant environ 65° d’alcool. Curieusement, la forme des alambics influe grandement sur le caractère de chaque whisky.

Le produit de la distillation transite dans le coffre à alcool pour permettre au distillateur de contrôler la force et la qualité de l’eau de vie. Il ne reste plus qu’à faire vieillir le produit fini !

Nous finissons la visite par l’incontournable dégustation qui, il faut bien le dire se passe très bien ! Le soir, nous dinons au bowling de Port Ellen, d’un excellent Haggis accompagné d’une non moins excellente bière locale.

Publié dans Ecosse

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