NORD GRANDE TERRE

Publié le par Neos

Vendredi 2 novembre 2018

 

Si je vous dis : « Réveil de bonne heure », vous ne serez pas surpris ! Le décalage horaire fait son effet. Nous prenons le temps du petit déjeuner et nous partons vers 8h30 pour notre journée sur Grande Terre, avec ses paysages grandioses et sa tradition cannière. Nous ferons la partie nord uniquement car nous allons prendre le temps … c’est bien de prendre son temps !

Première halte auprès de la maison de la Mangrove. Appelée aussi projet Taonaba (qui signifie marais et forêt inondée en langue caraïbe), c’est un site d'interprétation des milieux naturels, situé à Belle Plaine. La maison n’est pas facile à trouver car les quelques panneaux sont mangés par la végétation … Nous allons vite comprendre pourquoi. Quand nous arrivons, le portail d’entrée est fermé. Sachant qu’en ce 2 novembre, beaucoup de sites sont fermés, nous ne nous affolons pas. Comme les abords du portail sont ouverts, nous pénétrons dans l’enceinte et nous empruntons le parcours de découvertes pédestres sur caillebotis qui permet de découvrir la forêt marécageuse.

L’intérieur du bâtiment d’accueil est vide. Les lampadaires du parking sont totalement hors d’usage.  L’endroit semble abandonné. Nous passons notre chemin avec un curieux sentiment de gâchis.

 

Nous nous arrêtons ensuite à la plage de Babin, Celle-ci est surtout fréquentée par les autochtones. C’est la seule plage en herbe de l’île. L’eau est d'une couleur saumâtre et sous les pieds des baigneurs, une boue grisâtre permet de soigner les rhumatismes, les arthroses et les maladies de la peau. Notre objectif suivant est une promenade entre champs de canne à sucre et mangrove, sur les traces du passé de la région de Petit Canal, vers le site de Beautiran. Il était le port d'expédition du sucre et du rhum produit par l'usine de Beauport, ainsi que de réception du charbon nécessaire aux machines à vapeur. Malheureusement, en arrivant sur la mangrove, le terrain est tellement détrempé par les pluies des jours précédents, que nous sommes obligés de rebrousser chemin.

Nous faisons une courte halte sur la plage de sable blond de l’anse du Souffleur à Port Louis avant d’aller nous baigner à la plage de la Chapelle, magnifique endroit protégé par la barrière de corail. La mer est quand même un peu agitée et nous avons du mal à nager. Peu importe, c’est quand même agréable de nager au mois de novembre. Nous déjeunons sur la plage, à l’ombre des cocotiers et des raisiniers. Après ce moment de détente, nous passons par la pointe de la grande Vigie et la porte d’Enfer. Nous nous arrêtons pour voir l’habitation La Mahaudière qui … n’a aucun intérêt ! Et en plus, la pluie vient de s’inviter. Plus loin, l’anse Maurice nous rappelle que le dernier ouragan à laisser des traces. La plage est sale et les palmiers sont très abimés. Nous allons voir ensuite le cimetière des esclaves à l’anse Marguerite. Cet ensemble funéraire de plusieurs centaines de tombes a permis d’étudier les pratiques funéraires et les traitements réservés aux défunts ainsi que l’état sanitaire de la population de l’époque.

 

En arrivant au Moule, nous cherchons une épicerie pour acheter de quoi dîner le soir. Pas facile à trouver car tous les magasins sont fermés avec les fêtes de la Toussaint. Finalement nous en trouvons une dans une petite rue. En arrivant sur la place de la mairie, nous apercevons une doudou qui s’installe avec sa machine à fabriquer des sorbets coco … Arrêt obligatoire et dégustation aussi ! Une vraie tuerie ! Nous rentrons au gîte alors que la nuit arrive. Un peu de lecture après dîner et au lit pour une bonne nuit de sommeil.

Publié dans Guadeloupe

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article