AMSTERDAM

Publié le par Neos

Jeudi 28 décembre 2017

Nous nous levons un peu plus tard que la veille car on n’est pas à la mine ! Après un encore formidable petit déjeuner, nous partons vers le quartier juif de la ville.

Amsterdam a beaucoup apporté aux juifs, et réciproquement, c’est donc un quartier qui mérite qu’on s’y promène. A noter que les rues du vieux quartier juif, qui s'étendait autrefois de Waterlooplein jusqu'au Nieuwmarkt, furent détruites pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Il est donc dépourvu de constructions anciennes. Sur Waterlooplein, vaste place où se tient chaque jour un marché animé, se dresse l’église Moïse-et-Aaron,  dédiée au culte catholique. Elle fut construite à l'emplacement de deux maisons juives, d'où son nom étonnant pour un sanctuaire catholique.

Nous commençons nos visites par la Synagogue portugaise-israélite qui fut achevée en 1675. C’est un bâtiment tout en brique rouge et assez imposant, il faut le dire. L'intérieur, avec ses larges voûtes en berceau, ses hautes colonnes, son arche sainte en bois de Jacaranda et ses lustres hérissés de bougies, est resté tel depuis sa construction.

Nous continuons la découverte du quartier en passant non loin du jardin botanique de la ville qui doit être fort joli au printemps. Une occasion de revenir, peut-être. Nous nous dirigeons ensuite vers  le théâtre Hollandsche Schouwburg qui fut réquisitionné en 1942 par les Allemands. Ils y parquèrent les juifs qui devaient être déportés dans un premier temps vers le camp de transit de Westerbork, puis vers des camps de concentration. Depuis 1962, ce bâtiment sert de mémorial. On peut y lire gravés les noms des 7 600 familles auxquelles appartenaient les 104 000 juifs qui ne revinrent pas des camps. Y sont présentés des documents, des photographies et des films montrant les mesures d’isolement prises graduellement contre les juifs pendant l’occupation du pays. Une visite vraiment émouvante.

Nous finissons notre périple en allant au musée historique juif dont l’entrée est « hyper » sécurisée. Depuis 1987, ce musée, qui permet d’explorer les coutumes juives, les fondements religieux du judaïsme et du sionisme, ainsi que la vie des séfarades et des ashkénazes hollandais aux siècles passés, se trouve dans l’enceinte d’un complexe formé par quatre synagogues, qui servirent au culte jusqu’en 1943. Outre l’exposition de nombreux objets de culte et d’œuvres d’art, le musée présente également des documents retraçant l’histoire des deux communautés juives et des personnages qui les ont marquées.

Nous revenons dans le centre en passant devant la maison de Rembrandt que nous visiterons dans 2 jours. Nous avons rendez-vous à la maison d’Anne Frank à 15h00 précises pour la visite. Nous déjeunons dans un café brun situé non loin de la Westerkerk. A l’issue de cette pause, nous prenons le temps de visiter cet édifice protestant qui est la plus haute église d’Amsterdam et qui offre un panorama magnifique sur la ville. Les personnages célèbres de la ville comme Rembrandt, Béatrix ou Anne Frank lui sont associés… Nous allons ensuite flâner dans le quartier de Jordaan. Ce quartier, excroissance logique du percement des quatre canaux centraux, était le quartier de la classe populaire et le théâtre de nombre de frondes. Réhabilité à partir de 1950, il forme aujourd'hui un adorable damier de ruelles (d'anciens canaux comblés) et de canaux aux noms de fleurs.

A 15h00 pétantes, nous sommes devant la maison d’Anne Frank, visite incontournable à faire. Dans cette maison, Anne Frank et sa famille, juifs allemands réfugiés en Hollande, ont vécu cachés entre l'été 1942 et août 1944, avant d'être dénoncés et déportés dans les camps de la mort. Seul le père en reviendra. Le musée organise des expositions sur la vie de la jeune fille, la guerre et l'antisémitisme. Dans son célèbre Journal, Anne Frank évoque, outre ses préoccupations d'adolescente, la peur et l'incompréhension d'une famille traquée. Cette visite émouvante ne nous laissa pas indifférent, et c’est d’humeur un peu nostalgique que nous revenons à notre hôtel en empruntant la Haarlemmerstraat qui est un véritable bijou. Cette rue est parsemée de boutiques indépendantes, de magasins spécialisés, de petits salons, de bars et de restaurants branchés et pas chers.

Le soir, nous retrouvons, pour diner dans un restaurant typique, des amis lyonnais qui ont eu la même envie d’Amsterdam pour cette fin d’année. Le monde est petit !

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