MORONDOVA / ANTSIRABE

Publié le par Neos

Jeudi 13 avril 2017

Nous nous levons de bonne heure car nous avons une grande journée de route pour rejoindre Antsirabé. Nous mettrons environ 8 heures pour effectuer les 500 km  de la journée.

Avant de prendre la route, nous faisons un rapide tour à Morondova pour voir la mer ! Nous faisons aussi un rapide tour du marché pour humer les odeurs et fureter à travers les étals. Et c’est parti sur le ruban d’asphalte et … les nids de poule ! Nous quittons les paysages et leurs baobabs-sentinelles. Nous observons les scènes de la vie rurale : ici, un paysan prépare la rizière en labourant le sol avec une charrue sommaire tirée par ses zébus ; là, au bord de la route, une jeune fille porte des bidons jaunes qu’elle vient de remplir à la fontaine du village. Plus loin, dans une rivière, une femme fait la vaisselle pendant qu’une autre lave du linge.

Et puis, notre journée est rythmée par les incessants contrôles de police à l’entrée et à la sortie des villages. On fait même un concours avec Ziva : qui sera le plus contrôlé dans la journée ? A la fin de la journée, nous aurons gagné 5 à 3 ! Des contrôles qui sont hallucinants : en effet, je me suis permis d’interroger un policier sur l’utilité et le traitement administratif de tous les formulaires (sur feuille volante) qu’il était en train de remplir … Réponse : pour les archives à Tana ! J’insiste pour lui demander à quoi ça sert de les envoyer directement aux archives sans les exploiter autrement, et la seule réponse obtenue est : c’est mon travail de le faire … circulez ! Ziva nous explique alors qu’il attend un petit billet pour aller plus vite … Ne serions-nous pas dans ce qui ressemble à une république bananière ?

Bref, après avoir déjeuné dans un hotely, nous quittons les espaces désertiques et progressons dans les paysages verdoyants des Hautes Terres. C’est vers 17h30 que nous arrivons à Antsirabé. Situé à plus de 1 400 mètres d’altitude, il y fait froid pendant l’hiver austral. Cette ancienne ville thermale a gardé son cachet suranné de l’époque coloniale. C’est une ville paisible et calme, sauf en ce WE de Pâques : le centre-ville est transformé en une immense kermesse. Et puis, l’attraction de la ville est quand même ses milliers de pousse-pousse joliment décorés.
Après avoir pris nos quartiers dans la magnifique maison « Couleur Café », nous prenons un pousse-pousse pour aller dîner en ville. Notre choix se porte sur le restaurant le Pousse-pousse (!), où nous dinons dans un joli décor, d’une brochette de zébu à la vanille et d’un magnifique bol renversé. Notre conducteur, qui nous a attendus nous ramène en fin de soirée à notre logis.

A demain !

Publié dans Madagascar

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