SAINTE MARIE – GRAND’ RIVIERE

Publié le par Neos

SAINTE MARIE – GRAND’ RIVIERE

Lundi 9 novembre 2015

Réveil aux aurores … merci le décalage horaire ! Après le petit déjeuner, nous allons faire quelques emplettes de victuailles à la Trinité pour assurer le minimum vital.

Après avoir déjeuné de bonne heure, nous partons visiter le « Nord Atlantique », route de 60 km environ qui nous mènera jusqu’à l’extrémité de l’île : Grand’ Rivière. Nous reprendrons la même route pour revenir (de toute façon, il n’y en a qu’une … c’est plus simple !)

Notre première halte est Sainte Marie. Le territoire de la commune, occupé par les indiens caraïbes, fut colonisé dès 1658 par les français qui s'installent à Fonds Saint Jacques. Il faut attendre le début du XVIIIème siècle pour voir un bourg se développer véritablement. Nous « jetons un œil » au Tombolo qui est une des curiosités de la ville. Visible de décembre à mai, un banc de sable créé par les courants marins permet de relier l'ilet Sainte-Marie à la terre ferme durant cette période. Plus loin, l’église Notre-Dame de l’Assomption trône au sommet d'un escalier qui domine le bourg. Elle est peinte aux couleurs de la Vierge Marie, en bleu et blanc et sa façade est d'inspiration vaguement baroque d'allure espagnole.

Ensuite, nous faisons un arrêt « obligatoire » à la Distillerie St James pour visiter le musée du rhum qui occupe les deux étages de cette très belle demeure datant de 1875. Nous ne dégustons rien (cela pourrait en surprendre plus d’un). Nous poussons jusqu’au musée de la banane, sans le visiter car nous estimons que le prix demandé est un peu élevé par rapport à ce qu’il y a découvrir.

Nous reprenons la route pour l’Habitation Fonds St-Jacques qui est l’une des plus anciennes de la Martinique. Les moines dominicains s'y installent en 1658 et construisent ici un couvent, une église et une sucrerie. Elle abrite maintenant un centre culturel qui accueille quelques manifestations dans l'année. Nous la visitons gratuitement car la caissière ne dispose pas de monnaie dans sa caisse. Excellent !

Notre route nous conduit ensuite vers l’Habitation Lagrange, située sur la commune du Marigot. Cette maison de maître de 1920 a été construite selon les principes architecturaux de Gustave Eiffel et devrait être, depuis 2013, un hôtel plein de charme … qui est en total abandon. Nous pénétrons dans l’enceinte pour faire quelques photos de ce magnifique bâtiment et reprenons la route pour s’arrêter à nouveau devant une superbe habitation : la Maison Pécoul. Cette grande habitation dont l’entrée est rehaussée d’une allée de cocotiers, a été construite vers 1760. Le site est toujours alimenté par des canaux de dérivation qui fournissent en eau un superbe bassin au cœur d’un jardin tropical. La maison de style colonial et ses abords magnifiques ne peuvent être visités que lors des Journées européennes du patrimoine. Après avoir constaté qu’il n’y avait personne à l’horizon, nous avons quand même fait une visite des extérieurs !

Plus loin, sur la commune de Macouba, nous faisons une halte à la Distillerie JM qui est certainement la plus isolée et la plus petite de l'île. La scénographie de la visite est très bien pensée et nous nous laissons aller à une dégustation. Le rhum vieux de 1999 fait chanter nos papilles et nous faisons quelques emplettes. A noter qu’il vaut mieux l’acheter ici, car à l’aéroport, il est significativement plus cher. Qu’on se le dise ! Notre dernière étape de la journée sera Grand’ Rivière qui a été désenclavée par 2 ponts suspendus en fer. Pas grand-chose à voir ici, hormis le petit port de pêche abrité par de sévères et majestueuses falaises. Nous sommes allés au bout et comme on dit : « ça, c’est fait ! »

Nous reprenons la même route pour revenir à notre bungalow. Comme il n’y a pas de télévision (parfois, ça fait du bien), nous lisons un peu avant de fermer les yeux pour une douce nuit créole.

Publié dans Martinique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article