PAYS DES DONGS

Publié le par Neos

PAYS DES DONGS

Samedi 22 mai 1999

Après un petit déjeuner frugal, nous partons à la découverte de ce pays.
La région des Dong est surnommée « L'océan des chansons et la mer des poèmes ». En effet, le chant poétique a un rôle essentiel dans leur culture : Chants d'amour en duo, chants épiques contant l'histoire des héros, chants pour les travaux quotidiens dans les champs ou à la maison.

Les éléments d'architecture qui caractérisent ce pays sont les ponts du vent et de la pluie et les tours du tambour.
Les Ponts du Vent et de la Pluie, recouverts de pavillons aux élégantes toitures relevées aux extrémités, se situent à l'entrée des villages. Ces édifices imposants reposent sur de hauts piliers de pierre et sur une structure de 8 grosses poutres en sapin. Ils sont décorés à l'intérieur de peintures naïves, reflétant les légendes et les coutumes. Ces ponts couverts ont avant tout un rôle sacré. C'est là que l'on honore les esprits du vent et de la pluie, qui protègent le village des calamités et assurent des bonnes récoltes. C'est en outre un lieu de repos pour les voyageurs et un abri contre les éléments.

Les villages regroupent généralement cent à cinq cents foyers. Chaque village a sa Tour du tambour, symbole de l'unité du clan auquel elle porte bonheur. Appartenant au clan qui correspond souvent à tout le village, elle joue un rôle politique, social et culturel. S'il y a plusieurs clans dans le village, chacun a sa Tour du tambour. Construite sans un clou, par un système de tenons et mortaises selon une tradition immuable, elle repose sur un socle carré et des piliers de bois. Elle peut compter jusqu'à 10 étages et plus de 20 m de hauteur. Sa toiture est constituée d'une série d'avant-toits superposés, sans espace intermédiaire, dont le nombre varie généralement de 3 à 13, la largeur diminuant vers le haut. Des dragons, des lions, des poissons, des grues et des personnages mythologiques décorent les extrémités des avant-toits. Un tambour creusé dans un tronc d'arbre tendu de peau de buffle est accroché parfois sous le toit. Autrefois, seul le « vieux du village », c'est à dire une personne âgée et respectée de tous, pouvait frapper le tambour et seulement dans certaines circonstances. Il frappait le tambour pour réunir toute la population quand un problème important devait être débattu ou en cas d'urgence (incendie, voleurs, guerre).

Après la découverte du village, de ses ruelles, de ses habitations, nous sommes conviés à visiter une des habitations. C'est avec grand respect que nous pénétrons dans cette maison qui dégage une grande simplicité. Nous acceptons de partager un verre de thé, signe de l'amitié entre tous. Les femmes, encore en costume traditionnel tissent à l'aide d'un métier à tisser qui n'a pas d'âge.
Nous poursuivons notre découverte en « sautant » de village en village par le passage des ponts de la pluie et du vent. Au second hameau, nous sommes honorés de pouvoir visiter l'école. Nous faisons un don en argent afin que le directeur puisse acheter des fournitures scolaires. Nous signons le livre d'or, ce qui occasionne un discours de remerciements des plus authentiques.

Après un déjeuner chez l'habitant (poisson, riz gluant et alcool de riz), nous partons à la découverte de la tour au tambour, centre de la vie sociale du village.

Le retour à la ville se fait sous une pluie diluvienne et notre bus se retrouve embourbé dans les ornières du chemin. Nous sommes obligés de montrer l'expertise française en matière de DDE ! Finalement notre bus arrive à franchir les obstacles et nous arrivons à Sanjiang complètement trempé mais avec le souvenir d'une merveilleuse journée.

Publié dans Chine

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